Le monument
Ahmed l*imâm (1), à çui Dieu donne la meilleure des bénédictions et le salut !
Cette inscription a été publiée par Devoulx (Épigraphie indigt^ du Musée archéologique d* Alger ^ op. laud.^ p. 28 et sq.). Le \A%^ .
établi par cet auteur diffère fort peu de celui qui est proposé i Le dernier mot de la première ligne ne saurait être «Uj, q^^^ « Devoulx transcrit en donnant sa lecture comme incertaine. 1^^^ pierre ne porte à cet endroit que trois points, placés tous a même niveau, et deux crochets avant Tl : le premier point appar tient au mot ^, qui précède ; le deuxième affecte le premier cro-^^ chet un peu arrondi qui apparaît ainsi comme un (^, les boucles ^ des lettres n'étant pas évidées; le troisième surmonte le deuxième ' crochet et lui donne la valeur d*un :. On lit, de la sorte, «Us, qui peut signifier « il Ta acquis » ou « il Ta créé » ; c'est ce dernier sens que Devoulx a attribué à «Liî alors qu'il n'appartient qu'à la 4® forme du même verbe.
Le dernier mot de la sixième ligne a été transcrit A'j par Devoulx qui déclare cette lecture incertaine ; son hésitation me parait excessive, car l'aspect de la pierre ne permet pas de lire autrement. Mais il est certain qu'il s'est mépris sur la signification de cet hémistiche qu'il a traduit ainsi : « Que son offrande soit considérée comme un hommage rendu à son Seigneur ». A la vérité, il ajoute dans une note que ce sens est incertain. Évidemment, le mot «-JJ a été la cause de Terreur de Devoulx ; ce terme s'emploie, soit en parlant de Dieu, soit en parlant des hommes, avec la valeur de <( maître » ; on dit et on écrit »^ «^j aussi bien que %j^ J^ ou »^ «^U qui ont le même sens. Ici le mot ç^j s'applique au fondateur et le pronom affixe, qui désigne la construction elle-même, se rapporte grammaticalement à J^, Il n'est pas besoin d'insister sur l'expression 4)^ t.jC; on sait que 4iy ^f\ signifie « offrir une généreuse hospitalité ». Le rédacteur a employé cette formule pour demander à Dieu de recevoir Aboû 'Aly dans le séjour des bienheureux.
Dans la septième ligne, le mot y^^U dépourvu de tanwin à cause de la rime devient êjJi chez Devoulx ; le • n'existe pas dans l'original qui, d'autre part, donne mal à propos des points diacritiques au • de «^^1, bien qu'il soit placé à la pause»
i. L e. : le prophète Mohammed.