II. XXII
Mais il est d'autres entrées dans le Pergamos ; ici près, à gauche, voici comme une porte dérobée (planche 2), étroite, accédant au fond des fossés; sur la face opposée de l'enceinte, au nord, sont une rampe et un petit esca- Her bâti à la façon de celui de Tyrinthe. Une autre porte encore sur le front du sud-est et sur celui du sud-ouest.
Du haut de la grande tour d'Ilion ou tour divine, le roi et les princesses surveillent le combat. Cette tour s'élève au dessus de la porte Scée ou Dardanienne, aux doubles vantaux. Un arbre sacré, voué à Zeus, se dresse devant la porte, et l'on y trouve un chemin réservé aux chars \ qui conduit de la porte Scée aux deux sources, l'une chaude, l'autre froide, dont l'eau s'écoule dans le Scamandre. Un marais couvert d'arbustes et de roseaux se trouve près de l'enceinte de la ville.
Par trois fois on a rebâti et avancé les murailles de l'acropole comme celles des édifices publics qui, pavés en dalles de schiste vert, s'y élèvent grands et magnifiques pour ce temps. Les premiers que l'on trouve sont des Propylées intérieurs (planche 3), aux antes de bois et ouvrant sur une cour (planche 11); en se retournant alors on peut voir des portiques adossés au mur d'enceinte; en face des Propylées, c'est le palais avec son mégaron ou bien un temple, et, vers le nord-est, une suite de logis.
Interrogeons le poète : Le peuple troyen est rassemblé à l'agora, « jeunes
gens et vieillards sont devant le portique de Priani' » Son palais
s'ouvre sur la place ^ A l'entrée, on voit cinquante beaux pavillons où
les fils de Priam logent avec leurs femmes, et, au fond de la cour, il y en a encore douze pour les gendres du roi*... H y a des chevaux dans les écuries et des chariots à quatre roues dans les remises ^.. Une chambre remphe d'objets précieux est lambrissée de cèdre... Les ruines ne nous montrent-