Hérodote, liv YII, c
Alexandre le Grand déposa ses armes dans le sanctuaire de cette déesse et y prit des armes sacrées c[u'on y conservait depuis la guerre de Troie ^. L'édifice était alors petit et insignifiant ^. L'histoire fait-elle allusion à ce temple en parlant de celui dont Lysimaque enrichit Ilion ^ ? Nous savons que du temps de la guerre de Sylla, vers 84 av. J.-C, Finibria brûla le temple d'Athéné et que Sylla le restaura.
Une inscription nous rappelle la générosité d'Antiochus Soter (278 av. J.-C.) envers l'Athéné Ilienne *.
Julien nous apprend lui-même sa visite au téménos d'Athéné Ilienne, dans une lettre qu'il écrivit en décembre 354 o^^ septembre-octobre 355 après J.-C, et dont le texte a été retrouvé depuis quelques années. Son guide était Pégasius, évéque des Galiléens et peu zélé chrétien, qui voulait flatter la sollicitude impériale pour la conservation des souvenirs du paganisme. « Allons, lui dit le prince^ au sanctuaire d'Athéné Ilienne ! Et lui, avec empressement, m'y conduisit, et il ouvrit le temple où il me montra, comme en me prenant à témoin^ toutes les statues en bon état. » On disait que la statue principale du temple de Minerve Iliade était le Palladium, figure de Pallas tombée du Ciel quand Uns fonda Troie. On disait encore que le Palladium original avait été porté en Italie par Diomède ou par Enée, ou par Sylla ^. ApoUodore '' rapporte que « c'était une statue de trois coudées de haut, ayant les pieds joints, mais dans l'attitude d'une personne qui se dispose à marcher ; la déesse tenait dans sa main droite une ]:)ique élevée et de la gauche une quenouille et un fuseau » . AppoUodore décrit l'ancien Palladium, qui a dû servir de type à la nouvelle Pallas. On le trouve figuré conformément à cette description sur une médaille d'argent où est représentée Athéné Ilienne. Le nom qui est au dessous serait