‹ Corpus des monuments grecsChapitre 34 sur 43 · DANS LÀ SALLE DU GRAND TRESOR · texte numérisé non relu

DANS LÀ SALLE DU GRAND TRESOR

T] Ks inscriptions fournissent encore d'autres indications ; je n'insisterai pas, car elles sont publiées dans des recueils spéciaux et deux d entre elles, récemment découvertes, se trouvent dans l'hémicycle de Troie (1890) et sont reproduites sur la planche i5. Pourtant je siiçnalerai celles qui sont exposées aujourd'hui au Musée de Berlin, dans la salle II;

— 9-i — l'une d'elles, qui porte le a" 5i, est célèbre sous le nom de Stèle de Meléagre. C'est une dalle de marbre blanc liante de i'" xo, laii;e dans le haut de o™ 89 et dans le bas de o"' /^i . Elle pose sm^ des moulures de soubassement qui forment un socle lar<>e de o'" 4^0 et haut de o'" 170. J'^lle est couronnée par un fronton haut de o™ 22, flanqué au sommet d'une antéfixe de face, et, à chaque angle, d'une antéfixe de profd. Il y est fait mention d'un échange de terres, au ii" ou iii<= siècle avant J.-C.

On a placé, sur un autre côté de cette salle II, une suite d'inscriptions (pii portent les n°s 52 à 65. Plusieurs d'entre elles sont des stèles analogues à la précédente;, mais en moins bon état : tels sont le n" 55, en l'honneur de Ménélaios, fils d'Arrabaios (i*"'" siècle avant J.-C); le n" 56, en l'honneur de Raireas d'Abjdos, le n" 57, de Diaphanes.

Le n" 52 est une inscription en l'honneur de Caïus, fils de Julie et de Mardis Agrippa; c'est une dalle large de o'» 3oo, longue de o™ 680 et 0™ 4^0, épaisse de o'" 240.

Le n" 54 est la ])artie supérieure d' nn piédestal sur lequel s'élevait, selon l'inscription qui est au dessous de la corniche^ la statue de Militeia , fille d'Apelleiès, petite-fille de Lysanias, qui s'était distinguée par son zèle à servir la déesse. On voit encore, sur la partie plane supérieure, l'empreinte des pieds, marquée par les trous creusés pour fixer la statue. La face inférieure garde les trous de goujon permettant de fixer la corniche au corps du piédestal sur lequel posait ce morceau. L'inscri[)tion enseigne l'existence d'une union (xoivsv) de villes entre la Propontide et le golfe d'Adramyttiimi.

Le n" 5(S est un bloc rectangulaire du ii« siècle avant J.-C, à en juger par le caractère des lettres; il était scellé dans ses faces supérieure et infélieure, car on voit encore les trous de scellement sur ces deux parties. C'est un parallélépipède sur lequel on lit une inscription en riionneiu" de Rissophanès, fils d'Apollonidès.

Le n" 61 est im bloc de marbre, haut de o'" 47 ^l'i" <)'" 59, décoré d'une rosace ayant o'" 36o de diamètre, gardant à sa face inférieure un trou de scellement et couronné d'un talon avec plate-bande.

Au dessus de ces inscriptions, on a placé dans des cadres quelques-uns des dessins originaux du Hmc dllios. Ils sont à l'encre de Chine, mesurent G"" 47x0'" 2i et dénotent une «grande inexpérience de main. On y a joint quatre photographies mesurant o™ 16 sur o '" .22, qui sont effacées.

Tel est l'ensemble des renseii^nements que nous avons essayé de groiqier afin de donner, povir la première fois, une im[)rcssion de l'importance que pouvait avoir l'ilion j^réco-roniain. Les fouilles j)ourront focilement compléter ou préciser nos connaissances à son égard.

Médailles rn argent d'IUam Noitim (Bibliotliètiiio natioualc).

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