CANON
Le canon doit être : de longueur convenable, vertical, en rapport de développement avec le poids du corps et net.
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En général, il faut rechercher la brièveté des canons, car elle augmente beaucoup la solidité des membres. Le Senou, en particulier, a d’autant plus tendance à céder au poids du corps et à se fléchir que le canon est plus lons. Cependant, le canon long est utile aux chevaux de grand train pour augmenter leurs enjambées. Ces animaux de érandes allures déploient au maximum tous les rayons de leurs membres pendant le soutien ; la moindre augmentation de longueur des canons et des paturons influe sur leur vitesse. Une pareille manière de projeter l’extrémité des membres jusqu’à la dernière limite de l'extension fait dire que l’animal steppe. Mais dans les allures ordinaires, le canon long se déployant incomplètement ne fait qu’augmenter le poids mort de l’extrémité du membre et peut déterminer le défaut de trousser, où, comme on dit aussi, détrotter du genou. Ces quelques données nous permettent de poursuivre notre étude en insistant sur la question de l’équilibre.
Disons déjà ici quel rôle joue l’encolure chez le cheval trotteur : l’assouplir par des mouvements d’extension, de flexion ou d’inclinaison latérale constitue, pendant la période du dressage ou du premier entraînement, une nécessité impérieuse, nous le verrons. L'utilité de cet assouplissement se conçoit très bien puisque cette sorte de £gymnastique fonctionnelle n’a d’autre but que d’habituer le sujet à se servir avec adresse et rapidité de ce balancier si puissant, si utile, qui dispose de la lourde résistance de la tête.
Il convient que les chevaux de trot aient une encolure longue et convenablement musclée. Trop grêle, elle
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serait impuissante à jouer son rôle de balancier cervical. Les bons trotteurs ont en général, comme on le dit, « de la branche », c’est-à-dire une encolure très longue et se font remarquer par un notable développement de leurs muscles mastoïdo-huméraux, principal agent de l’embrassée du terrain.
L'expérience a établi que la vitesse du trot augmente par le port élevé de la tête et de l’encolure ; l’avantmain est ainsi allégé et le membre antérieur se lève plus tôt, faisant place au postérieur. Ceci explique l'utilité de l’enrênement américain, couramment employé à présent chez le trotteur de course : il consiste à tenir élevé le port de la tête par un système de brides venant se régler au niveau du £garrot.
L'essentiel à réaliser dans le trot est donc l’équilibre qui commande à l’intéérité des allures des compétiteurs. Un trotteur présentant une £$rande extension de mouvement et de répétition, une belle ampleur de geste peut être, quelle que soit sa haute origine, une non-valeur sportive s’il n’est pas équilibré. |