LE ARLES
Aux trotteurs qui ont l’habitude vicieuse de passer la langue par dessus le mors, on attache cet organe à l’aide d’une petite courroie fixée autour des ganaches ; par ce procédé, ils ne peuvent pendant l’épreuve se soustraire à l’action normale du mors. (Nous avons vu le cas à Toulouse d’un trotteur, « Agaden », dont le rendement fut bien amélioré en course après qu’on se fût livré sur lui à ce petit stratasème).
Savoir emboucher est donc un facteur important du succès dans le trot : la pratique sportive montre, en effet, que nombre de trotteurs « fautifs » deviennent réguliers lorsqu'ils sont changés d’entraîneurs et embouchés rationnellement.
2°) DE L’ENRÊNEMENT
Enrêner un cheval, c’est aménager un dispositif spécial qui réalise un port élevé de la tête. L’enrênement s’applique au cheval de trot de course ; on l’utilise é$alement pour les chevaux d’attelase de luxe dits carrossiers.
L’enrênement ordinaire est constitué par une lanière de cuir qui part de l’œil de branche, dévie dans un passant, attache la têtière de la bride, traverse un anneau du collier ou de la bricole, va dans un crochet placé au milieu de la sellette, repart de l’autre côté de l’encolure en suivant le même chemin mais en sens inverse et se termine à l’œil de branche du côté opposé.
L’enrênement, en limitant les déplacements de la tête et de l’encolure, joue un rôle prépondérant dans l’équi-