‹ Correction des défectuosités d'allures du cheval trotteurChapitre 23 sur 51 · LE AS TS · texte numérisé non relu

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libre du trotteur. La vitesse augmente avec le port relevé de l’encolure et de la tête. En effet, par l’enrênement, la tête tire sur le mors et y prend appui, raidit l’encolure et facilite le fonctionnement du muscle mastoïido-huméral, facteur de vitesse. Cette disposition faci-

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Schéma de l'enrènement ordinaire et de la martinguale

lite ésalement l’action du driver qui n’est plus astreint à un tirage continuel sur les guides.

Suffisamment tendu, l’enrênement limite les mouvements d’exension et d’élévation de la tête et reporte trop en arrière le centre de gravité ; il fléchit la colonne vertébrale de telle sorte que l’impulsion venant des postérieurs est moins fidèlement transmise en avant, d’où

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perre de vitesse. Cependant l’action essentielle de l’enrênement porte sur la régularité. de l’allure. Pour en comprendre toute l’importance et en montrer le mécanisme, quelques brèves notions d’hippo-mécanique sont indispensables à signaler.

On sait que la tête représente une résistance de 15 à 16 kilos environ, placée à l’extrémité d’un bras de levier formé par l’encolure, résistance dont la situation relative, par le fait du mouvement qu’elle exécute, a une très $rande influence sur la position du centre de éravité, et par suite sur la régularité de l’allure.

L’encolure, véritable balancier, se montre l’agent essentiel des modifications du rythme de l’allure. Avec l’impulsion musculaire, elle amène un excès de poids sur l’avant-main ou l’arrière-main et favorise, par ses déplacements, l’action particulière de tel ou tel bipède, soit en précipitant les posers de l’un, soi en retardant ceux de l’autre. L'équilibre du balancier cervical dans le trot est réalisé par l’emploi de l’enrênement américain et de la martingale.

Dans l’enrênement américain, les deux lanièers qui partent des yeux de branche se rejoignent sur le chanfrein, glissent dans un passant situé au milieu de la tétière et se dirigent vers le crochet de la sellette en suivant le bord supérieur de la crinière.

Ce dernier mode d’enrênemen dégage l’avant-main, donne une direction presque verticale à l’encolure et au muscle mastoïdo-huméral, favorise l’amplitude de lenjambée, relève l’allure et provoque le « stepper ».

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Les trotteurs habituellement fortement enrênés se cou- pent, foréent, perdent en vitesse et prennent une allure décousue lorsqu'on supprime l’enrênement.

Au début, le cheval nouvellement enrêné et non habitué perd une partie de ses moyens et conserve difficilement son équilibre en terrain accidenté ou glissant à ce moment l’enrênement doit être Done comme une sorte de supplice.

Contrairement à l’enrênement, la martingale s’applique aux chevaux qui, portant la tête trop haute, ayant l’encolure trop verticale ou renversée, se cabrent volontiers.

La martingale consiste soit en une lanière de cuir fixée à la sangle ou à la sous-ventrière, qui passe dans l’interars et vient à la sous-barbe, soit en une lanière qui part du même endroit, se bifurque au niveau du poitrail et se termine par deux anneaux qui livrent passage aux rênes de filet. Parfois, au sortir de l’interars, la lanière bifide est soutenue par un collier, porte en son milieu un anneau pour la rêne de filet correspondante et se termine à la sous-barbe. Ainsi conçu, ce dispositif maintient la tête en bonne situation, assure un appui avantageux du mors de filet, supprime les tiraillements des commissures des lèvres et évite les plaies de la face interne des joues.

Savoir enrêner est un art où excellent certains entraïneurs. Bien des recherches expérimentales sont nécessaires pour déterminer le degré de tension de l’enrênement qui doit donner un léger point d'appui au trot-

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