‹ Correction des défectuosités d'allures du cheval trotteurChapitre 3 sur 51 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Tout ce qui touche au cheval doit intéresser Le vétérinaîre.

Nous nous servirions de cette excuse, s’il en était besoin, pour avouer que nous nourrissons une admiration spéciale à l’égard du cheval trotteur depuis qu’il! nous a été donné d'assister à des courses au trot.

C’est un fait que les partisans de ce genre de compétitions hippiques sont nombreux ; mais pourtant beaucoup d’admirateurs des purs sang, beaucoup d'amateurs de courses au galop restent éloignés des hippodromes réservés aux trotteurs et se font même les détracteurs de courses au trot, trouvant dans « la faute », toujours trop fréquente, une bonne occasion de critique. Pourtant ces déjectuosités d’allures du trotteur sont combattues énergiquement par les entraîneurs qui ont à leur disposition différents moyens de lutte. C’est sur ce problème que pose la correctio ndes « fautes » et qui a déjà servi d'étude à des techniciens avertis, que nous avons voulu modestement nous pencher.

Ainsi a été guidé le choix de notre sujet de thèse de doctorat vétérinaire. Nous pensons, en effet, étant donné la place que tient le demi-sang trotteur dans l'élevage du cheval de France, l'importance qu’a

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acquise son exploitation au point de vue économique et social, qu'on ne saurait faire trop d’efforts dans le domaine de la science et de l'observation pour examiner les directives scientifiques essentielles inhérentes à cette spéculation. Car l'incertitude règne encore sur une partie de nos connaissances hippiques malgré les influences des investigations de la physiologie qui ont contribué à rectifier beaucoup d'idées émises et à faire la lumière sur certains points. Trop souvent les règles empiriques, les pratiques routinières sont encore utilisées.

Nous avons donc voulu montrer dans cet ouvrage, en groupant les connaissances acquises sur les allures du cheval de trot et la correction de leurs défectuosités, comment les entraîneurs et les propriétaires pouvaient réaliser, perfectionner et maïintenir l'équilibre du trotteur sans lequel l’intégrité de ses allures est impossible.

Cette contribution à l'étude technique du trot de course, nous la complétons donc par les moyens dont les entraîneurs peuvent se servir pour corriger les défectuosités d’allure de leurs chevaux : moyens mécaniques d’abord, ayant trait aux différentes parties du harnachement : embouchure. enrênement, guétrage, ferrure.…. Nous nous efforçons d'en signaler l'importance respective dans la répression de l’ « enlevé », écueil redoutable du trot.

Ensuite, nous avons tenu à, démontrer quel rôle pouvait jouer l'entraînement méthodique du cheval de trot à ses différents stades (dressage, débourrage, entraînement proprement dit) dans la réalisation de l'équilibre et la lutte contre les diverses défectuosités d’allures.

L’expérimentation et l'observation directe ont servi de base à notre travail ; nous serions satisfaits si tous ceux qui nous ont aidé et dont les connaissances techniques et les conseils ont contribué à la rédaction de cet ouvrage pouvaient en tirer quelques enseignements.

Ce serait pour nous la meilleure facon de les remercier.

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