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mière saison de courses. C’est trop souvent, en effet, que l’on constate une insuffisance notoire de préparation des jeunes trotteurs au début du premier meeting auquel ils doivent participer. Ce manque d’entrainement se fait sentir par leur déséquilibre et la peine qu’ils ont à s’adapter aux conditions particulières de la compétition. Nous ne revenons sur ce fait que pour souligner qu’il est bien. plus facile de poursuivre la préparation des chevaux qui entament leur carrière de compétiteurs dans de bonnes conditions que celle des trotteurs dont on a le plus $rand mal, au début, à maintenir l’équilibre mal réalisé et qui n’ont été soumis qu’à une insuffisante préparation première.
C’est pour ceux dont nous avons décrit l’entrainement rationnel dont nous envisageons dans ce chapitre la suite de la préparation qui doit tendre à l’obtention du maximum de vitesse compatible avec l'intégrité des allures et à la recherche de la « forme » et de « l’endurance ».
À) Obtention du maximum de vitesse compatible avec l’intésrité des allures.
Savoir faire rendre le maximum de vitesse sans « enlever » le trotteur et sans utiliser une allure mixte, tel est le critérium du bon entraîneur qui est en même temps le conducteur du cheval en course (driver, jockey).
Ce but n’est pas atteint d'emblée et il est rare qu’un trotteur de 3 ans courre à une vitesse exceptionnelle et établisse des records élevés. En principe, même, il n’est pas recommandé de trop pousser les trotteurs de bonne
heure, toujours dans le souci de ne pas détruire l’harmonie de leurs allures. Souvent en effet, sous l’influence de'la vitesse elle-même, l'équilibre des chevaux peut être brusquement compromis. C’est à ce moment que l’allongement des foulées est porté à son maximum et que les battues sont le plus souvent répétées dans un temps donné. La moindre cause occasionnelle suffit alors à provoquer l’enlevé, car le cheval qui a tendance à aller toujours plus vite peut tout à coup se mettre à galoper. C’est ainsi qu’en course on voit fréquemment, lorsque deux chevaux luttent de front, l’un d’eux s’enjever en pleine vitesse, avant même que l’effort qu'il fournit l'ait fatigué. Cela est dû au fait qu’auparavant il n'avait jamais été autant poussé par son driver et qu'il a dépassé, dans l’ardeur de la lutte, la vitesselimite qu'il est habitué à trotter correctement. C’est pour cette raison qu'il faut, dans l’intervalle des courses, cultiver la vitesse des chevaux, surtout pendant leur première année de compétition. Pour cela, il convient, sans qu'il soit besoin de les soumettre à un travail intense lequel est toujours contre-indiqué, en période «active », d’utiliser à l’entraînement des temps de trot à la fois rapides et bien rythmés. Il est bon de pousser alors les chevaux comme s'ils avaient un adversaire à rejoindre ou à dépasser en les encourageant de la voix. et en s’aidant légèrement de la cravache. C’est leur ardeur qu’on sollicite alors, et ils se laissent aller à leur tempérament généreux d’autant plus volontiers qu’il n’est rien, à ce moment-là, pour les £$êner dans leur action. Après cet effort, bref mais cependant important, les drivers ont l’habitude pendant que leurs chevaux