‹ Correction des défectuosités d'allures du cheval trotteurChapitre 42 sur 51 · OPUS · texte numérisé non relu

OPUS

remis au pas, soufflent, de leur parler en termes amicaux, affectueux même. Les jockeys emploient les moyens plus discrets encore en ératifiant leur monture de tapes d'amitié sur l’encolure, comme s’ils voulaient leur faire comprendre qu’ils sont contents d’eux, qu’ils ont bien répondu à leur désir. C’est d’ailleurs aux mémes sentiments que répondent les drivers lorsque, l’entraînement terminé, ils flattent de la même façon les chevaux dont ils sont satisfaits : pourrait-on assurer que ces braves bêtes sont sensibles à ces marques de faveur ? Sans aller jusque-là, on peut prétendre que cette amicale communication de maître à élève contribue à établir entre les deux une confiance qui n’est pas à dédaigner et qui tend surtout à préparer favorablement le cheval à des tentatives nouvelles. Elle joue en même temps le rôle d'encouragement et de récompense. Mais c’est justement par l’effet de la lutte entre trotteurs que ce maximum de vitesse compatible avec l'intégrité des allures peut être atteint.

Cette lutte qui est souvent un écueil puisque, trop poussée, elle provoque la faute toujours possible, est pourtant le meilleur, l’ultime moyen d’augmenter la vitesse du trot. C’est en effet le jour où il a à «s’employer à fond » pour rejoindre ou battre un ou plusieurs adversaires d’égale force qu’un cheval «bat » un record personnel. Deux compétiteurs qui rivalisent d’ardeur sont l’un pour l’autre un stimulant qui les pousse à faire un effort plus violent. Le rôle du driver ou du jockey qui ont à en tirer parti est alors des plus délicats. «Ce travail demande une douceur de main et une maîtrise qui ne sont réelles que lorsque l’entente entre

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