‹ Correction Plastique Des Nez Difformes Nez Bossus et Nez en SelleChapitre 17 sur 22 · I. — Inclusions prophétiques · texte numérisé non relu

I. — Inclusions prophétiques

| Pour corriger l’ensellure nasale seule il faut libérer la peau qui a suivi le squelette effondré et ia maintenir en position normale loin de ce squelette de manière à ce que le dos du nez devienne rectiligne. La peau pour demeurer dans cette position esthétique doit avoir un soutien solide et rigide. Les opérations qui n’en mettaient pas étaient vouées à un échec cerbain. Au cours de la cicatrisation, la peau se réappliquait sur le squelette nasal. Le nez devenait plus laid qu'avant l’opération. Aussi Îles chirurgiens ont cherché à créer un nouveau squelette nasal solide et résistant.

RÉ

AE ei À. APPAREILS PROTHÉTIQUES INORGANIQUES.

Les soutiens inorganiques de la peau furent quelque temps employés. Ils sont cependant postérieurs à certaines autoplasties. Dès 1883 Dieffenbach essayait une rhinoplastie avec un lambeau frontal qu’il glissait sous la peau d’un nez en selle. Mais cette méthode ne donnait qu’un résultat infime pour un eflort opératoire considérable. Langenbeck en 1879 résume l’état de la question. « Je pose en principe, dit-il, que la rhinoplastie totale ou même la rhinoplastie faite pour une perte incomplète du nez est une opération qu'il ne faut pas faire, tout au moins avec des lambeaux mous; il vaut mieux avoir recours à des appareils de prothèse. »

Le premier appareil prothétique proposé fut celui de Martin (de Lyon). Létiévant l’applique en 1878. Au Congrès de Montpellier en 1879, il présente deux cas de restauration complète du nez avec cet appareil comme soutien des lambeaux. Delorme et Chaput l’emploient pour les nez ensellés en 1894. Dès 1895 Delorme le critique devant la Société de chirurgie. Sur trois cas, il avait eu trois insuccès. Chaput eu avait eu de bons résultats . Courtin et Brugeille l’employèrent à Bordeaux en 1902 avec un résultat très satisfaisant.

Pour les nez ensellés les premiers appareils proposés furent des appareils amovibles qu’on introduisait dans les narines. Mikulicz en 1884 emploie une sorte d’étrier S'appuyant sur le plancher des fosses nasales et soutenant par son dos les téguments préalablement libérés. Il voulait exercer sur les téguments une action continue en sens directement opposé à la rétraction cicatricielle.

Les charpentes inamovibles n’eurent pas un résultat supérieur. Leisrink en 1877 glisse sous les téguments d’un nez ensellé un support en ambre. Monks en 1898 emploie le celluloïd ou une plaque de platine comme Weir (1896), Joseph, Martin. Des plaques d'aluminium en gouttière sont employées par Pease en 1896. Joseph, Molinié en 1912, Garel et Gignoux préfèrent des plaques d'aluminium fenêtré. Delsaux en 1911

utilise de la toile métallique englobée dans du celluloïd, selon le procédé de Dhanis. Bourguet a essayé l'or ajouré.

Les résultats des appareils métalliques même inamovibles, s’il semble parfaits sur le moment, n’est pas durable. L'appareil métallique est un corçs étranger qui n’est que toléré dans l'organisme. Il est souvent éliminé. Une opérée de Monks avait eu son nez ensellé corrigé par l’introduction d’une plaque de platine sous la peau. Jeune curieuse, elle regardait un jour par le trou d’une serrure. On la poussa par derrière contre la porte. Elle s’y heurta si malheureusement que l’extrémité inférieure de la plaque perfora la peau. Il y eut suppuration et Monks dut enlever le support.

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