‹ Correction Plastique Des Nez Difformes Nez Bossus et Nez en SelleChapitre 18 sur 22 · B. INJECTIONS DE VASELINE OU DE PARAFFINE · texte numérisé non relu

B. INJECTIONS DE VASELINE OU DE PARAFFINE

Tout au début de ce siècle vint le règne de ia vaseline puis celui de la paraffine pour la correction des nez en selle. Gersuny fit des injections prothétiques de vaseline pour la première fois en 1900 dans les bourses d’un jeune homme qui voulait voir deux protubérances flatteuses à la place de ses testicu-

les absents. Le 8 mai 1900 il corrigeait par son procédé l’en-

sellure d’une jeune fille de seize ans des Indes Orientales. Mais vite apparaissaient les inconvénients de la nouvelle méthode. La vaseline fusible à 409, température peu au-dessus de la normale humaine, fondait au cours des pyrexies. Gersuny s’en rendit compte lui-même chez un tvphoïdique auquel il avait fait des injections prothétiques dans les bourses. La vaseline se résorbe, Delange l’a démontrée par des coupes anatomo-pathologiques. Cette résorption n’est pas sans danger, Meyer l’a vu sur des animaux. La vaseline ne demeure pas toujours au point injecté, elle s’épanche plus ou moins dans le voisinage. Ces inconvénients seraient légers, mais depuis Pfannistel, on a signalé des embolies du poumon et peut-être même du eerveau. Leiser à la suite d’une injection pour nez en selle vit s'installer une amaurose définitive par embolie de la veine ophtalmique.

Dès juillet 1901 Eckstein propose la paraffine moins fusible. La nouvelle méthode eut plus de succès. Cependant les défauts de la vaseline s’y retrouvent. La paraffine se résorbe elle aussi, Mauclaire et Beauvy ont montré à la périphérie des blocs des cellules géantes creusées de vacuoles. La paraffine diffuse, émigre vers les paupières ou vers les sillons nasogéniens. Les masses prothétiques injectées s’infectent et s’éliminent (Moure et Brindel). La paraffine, si elle a un point de fusion au dessus de 600 cause le sphacèle de la peau dont les albumines se coagulent à 600, Enfin on a signalé de multiples cas d’embolies ou de phlébite de la veine faciale (Brindel),

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