III. Dans un seul cas, on a obtenu de Texcitation générale
IV. Je n'ai jamais remarqué qu'il y ait eu dans aucun des malades expérimentés apparence d'érection ou des désirs erotiques.
Mes résultats, cependant, me font croire jusqu'à un certain point que les injections du suc testiculaire peuvent avoir une certaine influence excitatrice, particulièrement émotive etintel-
lectuelle, chez les sujets vieillis ou privés d'énergie. Le malade qui a le plus résisté, est précisément celui (engourdissement aigu) dans lequel Ténergie nerveuse ne pouvait être déchue.
Je n*ose pas toutefois conclure si les injections du liquide tesliculaire de n'importe quel animal sont ou non des moyens thérapeutiques utiles pour combattre la sénilité ou les formes graves de dégénérescence, mais l'idée d'un pareil diagnostic ne manque pas de fondement et mérite d'être vérifiée.
J*ai donc puisé dans mes expériences Tidée suivante : Si le suc lesticulaire excite efficacement le système nerveux, le sperme pur de ranimai doit jouir, a priori, à un plus haut point, de cette propriété. Si Ton veut en observer les effets sur Thomme, ceux que procure le sperme d'un jeune homme robuste et fécond devront a fortiori être plus intenses sur les vieillards et les fous de précoce décrépitude. Je me suis proposé d'en faire l'expérience.
J'expérimentai sur cinq malades : le premier affecté d'engourdissement aigu, le second de stupidité suivie, le troisième de folie paralytique, le quatrième de folie caduque, enfin le cinquième sujet était une femme affectée de démence secondaire.
J'examinai scrupuleusement sur chacun d'eux, avant et après chaque expérience, la température, le pouls, l'état des pupilles, les conditions générales de l'esprit, de l'humeur et de l'émotion. Le sperme fut injecté un quart d'heure après son émission. Je l'avais préalablement examiné au microscope^ et j'avais reconnu que les spermatozoïdes, fort nombreux, avaient une belle tête ronde et une queue robuste, allaient vivement d'une direction à l'autre. Je le diluai ensuite dans une même quantité d'eau distillée afin de le faire passer à travers la seringue de Pravaz. Je fis administrer à chaque malade une seringue entière.
Voici l'état des malades avant l'expérience.
Un jour avant finjection :
T«mp. Poul* Pupille* Bui géoéral
Pa Engourdissement aigu. 36* 3 68 normales muet, apathique, pAle.
De. Stupidité suivie 36» 4 72 contract. muet, apathique, pAle.
La. Folie caduque 36° 6 56 dilatées tranquille, babillard.
Fa. Folie paralytique 36» 7o médioc. tranquille, content.
Gu. Démence secondaire . . 36° 9 80 normales marmottante,pleurant
24 s. VENTURl