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sexe auquel appartient Tindividu. Ce n'est certes pas là Thomme atavique, car la phylogenèse ne s'est pas faite au moyen de ceux qui représentent la négation de lacté de reproduction; mais c'est un produit complexe de Tanomalie de développement. Si, jadis, il y eut abondance de pédérastes et des coutumes antibiologiques en amour,Ia pédérastie que nous voyons aujourd'hui refleurir dans les cités populeuses et civilisées de l'Europe n'en est pas pour cela une reproduction ouunrésidu d'antiques habitudes, mais c'est un fait qui signifie qu^ dans chaque période phylogénétique et civilisée existèrent des facteurs antibiologiques et anticivilisés; de sorte que nous avons notre délinquence sexuelle, comme d'autres périodes avaient la leur. Cette délinquence, en raison de sa moindre nécessité pour l'équilibre de l'espèce, est aujourd'hui moins fréquente et moins nuisible, car l'époque actuelle compte, parmi ses plus grandes vicloires,un progrès en opposition à la loi malthusienne. Le corrompu, en même temps qu'il ressent des besoins sexuels contre nature, est le plus souvent infécond s'il use de l'amour naturel^ et il n'aime que conformément à ses étranges et délictueuses tendances au plaisir physique. Chez la femme, le criminel satyre trouve son analogue dans la prostituée dégénérée, laide, vulgaire, rebutante, qui fait marché de l'amour et n'en sent ni les délicatesses intellectuelles ni l'intérêt biologique. Le pédéraste passif trouve sa correspondance exacte dans la tribade, fréquente dans les prisons et dans les asiles, et grave plaie dans les établissements d'éducation féminine. L'hygiène sociale devrait confiner les tribades dans les harems et dans les couvents.
La femme délinquante dans l'ordre sexuel est représentée en partie par la prostituée. Je dis en partie, car la criminelle-née donne un très faible contingent à la prostitution légale, tandis que la plus forte proportion est fournie, pour la partie morbide, par les simples d'esprit et les excentriques. Chez la femme,- la délinquence congénitale est plus intensément représentée par la ligne ascendante de l'immoralité; que Ton se souvienne que, comme l'a dit Tonnini, la femme a rarement des caractères ataviques et régressifs de structure, tandis que sa dégénérescence est spécialement fonctionnelle. C'est-à-dire que, selon ma manière de voir, la délinquence est plus fréquemment donnée par
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la forte pré val en ce de Timmoralité simple sur le fond de légèreis conditions des autres morbidités qui composent la délinquence congénitale, imbécillité, épilepsie, atavisme, caractère délinquant . La femme délinquante est spécialement Tamie des voleurs, Tinspiratrice des assassins, la corruptrice des mineurs. Pour elle, Tamour est un acte physique et Tamant est un compagnon de jeux, un complice ou une victime. Elle ne répond à aucune mission de la femme et de la mère. C'est un facteur antibiologique : c'est un produit de la dégénérescence destructive.
Les chroniques des journaux et certains romans très diffus qui remuent les bas-fonds des grandes cités d'Europe disent
tout ce qu'il est possible de dire des mœurs des femmes crimi-
nelleset de leurs cohabitations néfastes avec toutes sortes de criminels, qui sont certes bien loin de rappeler aucune époque sauvage ou préhumaine, durant laquelle le sang coulant dans les luttes pour Texistence ou pour l'amour était directement utile aux besoins et préparait de plus fortes générations. Dans les bas quartiers de Londres, de Berlin et de Paris, le sang qui coule et les immondes lascivités ne mènent qu*à la mort des individus, à la malédiction de Dieu sur la descendance ; rien de plus I
Il y a des apparences d'amour qui sont données quelquefois par des criminels des deux sexes dans des formes théâtrales, souvent tragiques de jalousie et d'infidélité ; certaines légendes parlent de poétiques amours de bandits, comme d'une chose qui contredirait tout ce que nous avons dit. La vérité, c*est que lea amours des brigands furent poétiques et normaux par rapport à de très rares cas, réels spécialement au temps du moyen âge où les brigands étaient des hommes qui auraient bien pu être des philanthropes. Là où le brigand fut, comme il Test presque toujours aujourd'hui, une canaille, ses amours furent bas, violents, féroces, sales et lâches, contraires aux besoins naturels.
Amour des hommes de génie, — La recherche de la façon dont ont aimé les hommes de haute intelligence ou de génie a toujours constitué une des attractions les plus intéressantes et non des
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moins inutiles de la part des amateurs de littérature et d'histoire, car on a aussi compris que les manifestations de la vie sexuelle auraient, plus que toute autre chose, fidèlement reflété Ja puissance et la nature de Tesprit appliqué aux sujets les plus divers. Mais on n'a pas eu, il me semble^ des connaissances suffisantes à ce propos pour donner une idée générale de la chose et confirmer Tanalogie induite comme fait général et démontrée seulement par ci, par là, dans des cas particuliers. Je ne sache pas que, pour la part qui les regarde, les biologistes et les archivistes aient fait des recherches analogues ; comme preuve de ceci^ on voit Lombroso ne pas étudier un côté aussi grave de la question dans la vie des Hommes de génie. Les résultats particuliers auxquels on pourrait arriver, en considérant la vie des hommes de génie les plus remarquables, ne sont pas suffisantes pour donner matière à des généralisations qui aient une valeur clinique absolue; tandis que Ton ne peut nier que, çàet là, on puisse recueillir assez de documents pour mettre en évidence quelque vérité importante qui pourrait conduire, par la suite, à des connaissances d*ordre spécial pour aller plus avant dans les obscurités de semblables recherches. Je me limite à recueillir çà et là quelques faits qui sont de connaissance commune, qui se rattachent à la question qui m'intéresse et qui donnent quelque relief à mon argumentation.
Les faits les plus caractéristiques que l'on puisse avoir sur le mode d'aimer des hommes de génie sont fournis par les poètes. Et cela pour deux raisons : la première c'est que Tamour par lui-même est le sentiment d'où surgit le plus facilement l'inspiration poétique ; la seconde parce que les poètes choisissent le plus souvent comme thème de leurs travaux des choses d'amour qui.s^offrent comme la matière la plus prochaine et la plus rapprochée]du métier de poésie. Un poète, même s'il sent qu'il n'aime pas, veut ainier à tout prix, ou fait semblant d'aimer par nécessité professionnelle ; de même un chevalier au moyen âge devait absolument porter la cuirasse et Tépée et était tenu de combattre pour une dame, même s'il ne l'avait jamais vue. Les poètes se distinguent tous plus ou moins des autres hommes, surtout par la manière exaltée, exagérée ou étrange dont ils aiment. Je ne