‹ Corrélations psycho-sexuellesChapitre 7 sur 72 · SÔ'^S · texte numérisé non relu

SÔ'^S

contractées.

De.

normales.

Fa.

dilatées.

Lu.

dilatées*

Gu.

médiocrement dilatées.

Trente-deux heures après (4 du soir jour suivant)

Temp.

l'ouli

Pupille»

Pa.

normales.

De.

dilatées.

Fa.

médiocrement dilatées.

Lu.

pas beaucoup dilatées.

Gu.

dilatées.

Ces nouvelles expériences confirment les mômes faits, c'est-àdire : aucune modification dans le pouls, la température et l'état général, mais au contraire, dans tous les cas, dilatation marquée de la pupille^ qui dura chez quelques sujets pendant quatorze heures, et chez les autres, il en restait encore quelque trace trente-quatre heures après.

Désormais il n'y avait plus de doute. Les injections du sperme humain chez les sujets soumis à mon expérience avaient pour effet de dilater la pupille. En d'aulres termes, le sperme démontra qu'il exerçait une certaine action sur le fonctionnement des centres nerveux, traduite par la dilatation des pupilles (1).

Un doute pouvait se glisser.

La dilatation de la pupille pouvait être par hasard un réflexe secondaire de la douleur de la piqûre sous-cutanée. Je ne crois pas à une pareille possibilité, car la dilatation de la pupille dure longtemps, tandis que la douleur due à l'injection, et l'incitation

(1) 11 est nécessaire défaire reinanjuer que la dilatation des pupilles dépendant de l'action du sperme ne résiste pas à l'action de la lumière. Ce lait déihontre clairement que l'action du sperme sur l'iris n'est pas la même que celle de Tatropine, source de l'anesthésie des fibres circulaires, par l'action sur la troisième paire. L'action du sperme pourrait avoir lieu sur les fibres rayonnantes sans apporter aucune lésion dans la sensibililê de l'incitation motrice.

LA FONCTION SEXUFXLK 29

des exlrémités nerveuses due à la piqûre cutanée ont respectivement une faible durée.

Etait-ce la matière épaisse injectée qui entretenait si longtemps Tirritation nerveuse, source de la dilatation des pupilles? Pour • faire disparaître un tel doute, je fis l'expérience suivante. Je pris de Talbumine provenant d'un œuf frais, je la battis aOn de la réduire au point de passer par Taiguille de la seringue^ et j'ajoutai la même quantité d*eau distillée : il en résulta un liquide qui, en apparence, avait vraiment la même densité et la même couleur que le sperme employé.

Je Tinjectai à deitx malades : Tun affecté de démence, et Tautre d un délire chronique avec affaiblissement mental, et chez lesquels il y avait contraction des pupilles. J'eus pour résultats : aucune modification dans le pouls, dans la température, l'état général ; aucune modification dans le diamètre pupillaire : ceci peu de minutes après l'injection jusqu'à la (in de deux jours consécutifs.

Il n'y a donc plus aucun doute, le sperme amène par son eiïet la dilatation des pupilles.

Je voulus savoir aussi si l'action du sperme injecté sous la peau était la même quelles que fussent les conditions du sperme lui-même. Je m'explique : j'ai voulu voir si l'injection de sperme vieilli de quelques heures après l'émission, lorsque ses spermatozoïdes étaient sans mouvement, produisait le même phénomène, la dilatation pupillaire.

Je fis l'expérience dans les mêmes conditions qu'auparavant, mais en me servant d'un individu aiïecté de stupidité, jeune et d'une constitution fort robuste. On n'obtint aucune modification dans le pouls, la température, letat général, les pupilles, lesquelles ne cessèrent d'être contractées comme au début de l'expérience.

Nous croyons donc que le sperme injecté sous la peau agit sur les centres nerveux, et fait dilater les pupilles, s'il est récent, c'est-à-dire si les spermatozoïdes qu'il renferme sont encore vivants, ou mieux^ s'ils sont doués d'un mouvement fort accéléré.

Voilà le résultat, vraiment surprenant et intéressant, auquel m'ont conduit mes expériences. Une pareille découverte ne sera pas indiiïérente à la physiologie, à la médecine légale, peut-être mêAie à la thérapeutique.

30 s. VBWTDBI

On pourrait ultérieurement faire des recherches à ce sujet. Il pourrait se faire que le sperme non injecté sous la peau, mais déposé sur la muqueuse utérine, fût absorbé et agit sur les centres nerveux, plutôt que d'agir sur Tovaire comme corps fertilisant.

Il serait intéressant et curieux d'observer si la mine florissante et Taspect joyeux des jeunes mariées sont accompagnés d'une dilatation des pupilles.

Il pourrait être aussi intéressant de savoir si Faction thérapeutique du mariage, dans certains cas de chlorose, de névrose, a son siège, non dans la joie de Tâme et dans la satisfaction d*un besoin de la sensibilité, mais dans une excitation spéciale des centres nerveux, provoquée par l'absorption du sperme.

Je laisse à d^autres le soin de tirer certaines conséquences pouvant dériver du phénomène que j*ai pu observer.

De tout ceci, il semblerait résulter que, dans les injections du suc testiculaire, ce n'est pas au sperme que Ton doit les effets sur les centres nerveux, mais à toute autre substance renfermée dans ce liquide, et dont l'action se porte sur le cerveau.

Je ferai remarquer en outre que, dans les expériences avec le sperme humain, je n'ai obtenu aucune trace d*émotion, de rougeur, ni d'incitation générale comme pour les injectinos testiculaires. Cependant le suc testiculaire ainsi que le sperme agissent certainement Tun et l'autre sur les centres nerveux, mais d'une manière différente.

De là, une portée thérapeutique différente dans Tusage possible des deux substances. '

Donc les découvertes de la science ne laissent plus de doute sur les effets physiologiques et psychologiques de l'amour pratiqué dans les conditions naturelles, et en harmonie avec les lois de l'existence. L'amour factice, inspiré par les doctrines de l'école de Lesbos et de Malthus n'a que l'apparence, les délires, les spasmes, les ébriélés, les épuisements, les préjudices et les désenchantements, mais n'a pas les vraies et saines joies, les avantages physiques et moraux durables de Tamour simple et naturel, qui trouve sa suprême satisfaction dans la chaude et féconde union de Thomme et de la femme, placés dans les mêmes conditions d'âge, de santé et de réciproque sympathie.

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