VI. H
Bonii I)b ('appartienl pat'utn. Bonté
lans reitriction.
SeDtlbiliU La MMibllilé domine cette Iras;
elle eri capable de peitieM, peat>
Douceur Celte ftme ignore la vioteiM; oU*
la hait
Ambition
Conflanee Conflance opttnisle, dégénérant
en FBI bleue.
SpoataaélU ftpenUoéiU jiuqiA l'irréBeziM.
Viiacité
Persévérance
Bnergio, hardïeise..
Prodigalité Iniprévoyancfl absolue. Niïg]igei:ce
totale ie» soini matériels de la
Franehlie Sl«eériti( im» b4ii|f«. Kipantion
HÙQïé. alailni.
Nature bien douée, aulripU point de vue inletlecluel, «eniible et volontaire... Prodigalité de boas iBstlDCtli
ORHESPOn^ANCIS pE. GgQltGE SAND 18J
DCCCXXXVII
A M. ALBXAHDRB DEIIIA8 V1L8, A PAItM
LQqipreqez-vqiiSiiiqonfilSjquejdepuisaT^nt-liiersoii-, Qn ;ious av4|]3 {u yotrp pièce * rflçug Iq matip, je n'ai pas eu une minute pour voqs ËçnrÇ ? ?t pourtant je Qiagge vite et dors peu. ÎUais c'est comme ce)a dans certains ntonjeu^ de l'^n^fl- E^pfu), avant qu^ mes hAtes arrivent, je veux vous dirf) qu'elle est excellaif^iH piÈce, excellente ^«uperfie, pleine de vérité, de passwf «t de cœi^r. Çettp feipms colère et généreuse est u^ grande figure. <* ^lle est s^iisuelle, > a ditSarcejl^t pourquoi fie le s^rajt-elle pas? mais elle est fem^ie et If^^St elle M P^î^^ cher, he mafi recorameneera, elle Ujra forcée de le haïr, de le mé- [uiser et de [a guHlier, si ell^ a ^e^ ^p(^^t^, parce qu'il les ruinerait ft les perdr^t.- U^is qu'estrce que cgl^ fait i la piÈpe qui est un preuiier ^cte du 4rame de eelt» y}S néfaste? poiffq^pi t^uMP s'en aller coûtent de tous les personnages et Certain d^ leqr heureux avenir? Vous ne vous êtes pas engagé à montrer une aventure agréable, vous avez fait un drame poignant
l.La Prineen* Omt^M, repr^nUs au (hiUr* du 6|BaBM, S ddcambrfi 18;^
184 CORRESPOKDAHCE DE GEORGE SAHD
avec les éléments les plus simples, les situations les plus connues, les plnstu^M, etTOusavezfait avec cela une chose tout à fait neuve. Le dénouement est ingénieux et je n'y trouve rien k redire. Qu'esl-ce qu'une balle allant à son adresse eût prouvé t Qu'ils sont bétes , eesParisiensdespremiéres représentations! lis veulent faire les pièces eux-mêmes. Ce serait du propre!
Le dialogue est un chef-d'oeuvre; la scène de femmes du monde aété 1res bl&mée:je ne cherche pas si elle prouve ceci ou cela; elle vient là k point, comme le chœur aalique pour dire : Malheurt malheur t et, sous une forme légère, elle enfonce le poignard. Elle est navrante en plaisantant. Je ne la sépare pas de l'action, elle la dramalise, l'explique et l'accuse.
On avait dît que vous refaisiez le dénouement après la première représentation, les journaux avaient même annoncé retdche. J'étais désolée, indignée contre Hontigny, que je voyais, là, servile comme de coulame devant son public. Je me demandais si, à présent, on allaitlaisser les journalistes refaire les pièces et je ne pouvais croire que vous subiriez ce mandat impératif digne des communeux. Dieu merci, non, c'est au public de vous suivre et non avoua de lui céder.
Sur ce, votre maman, bien contente, vous embrasse de tout son cœur.
Haurice et Lina trouvent la pièce trop triste: ce n'est pas une critique, car ils conviennent que, quand
COURESPOH&ANCE DE GEORGE SAKD ISS
on veut faire une chose douloureuse, il lie faut pas la Taire à moitié. La scène où la princesse dit à son mari : t Je tous aime, je ne peux pas faire que cela ne soit pas, » est de premier ordre. Vous voyez que votre maman fail attention à tout.
DCCCXXXVIII
A HADAHB LBBARBIBR DE TINAN, A PARIS Kvhinl, S JuTltr 1871.
Comment, ma pauvre amie , vous avez eu, pardessus tant de chagrins, l'affreux ennui d'£tr& malade I Tous voilà revenue à la vie, ménagez-la pour vos enfants. Il n'y a qne cela de bon et d'intéressant. Le reste est navrant, et ce devient un devoir de se plonger dans l'égolsme de la famille pour échapper au désespoir. Vous voyez, mon filleul devient un jeune homme, il a l'intelligence et la volonté, c'est-à-dire l'avenir; reprenons courage pour ces chers êtres qui répareront peut-être nos fautes et nos désastres. Dites bien à ce cher enfant que je suis heureuse de son bon travail et que je l'embrasse de tout mon coeur. Hes vœux à vos enfants, si aimables et si bons, «t à tonte cette charmante et superbe couvée. Ici, nous sommes en adoration devant nos deux filles. Elles nous donnent l'immense bonheur de pouvoir
186 CORRESPOtlttinCB DE CKOltfiB SiflD
les g&ter; caf etled A'abUseftt de rieb et ne se ftllii [HU
prier pour dppretidre.
Donnet-moi blenUt de (otil â ftàtt htthtibB nouvelles de vous, et croyei i{ile Je VttuÉ appFècié et vods aime d'antaot.
Non, mon ami Tildttil'oil pdlnl le liéros de Tamaris. D'abord, il n'y a poiut eu de héros ailleurs que dans mon imaginitife; «nsulls, Talm» aat moius brillant, mais d'un mérite plus solide que le susdit personnage.
Ne m'oubliei pas auprès des excellents Cointel.
DCCCXXÎIX
A k. GSARiïBS-BDltOllill, A f ARlS
Hlfhtiit, S ]*kvhr IS71.
Cber ami, j'avais reçu déjà une lettre de H. de Gobineau concernant la visite que dom Pedrb voulait fne rendre k î^aris. J'ai répondu que je ne quittais pas Nohantcelbiver et quej'en avais des regrets fondés sur le mérite personnel que l'opinion accorde satis conteste, m'a-t-on dit, à cet auguste personnage. M. de Gobineau ne m'a pas donné d'adresss pour lui répondre. J'ai répondu quand même par son titre de
CORRBftPORDAKCI DE GKottGB Htti 1ST minisit^ de ft-antie au Brésil, et j'ignore S'il ï Fecn ma telll-e. PUiâqtlê futis àui iei teUtiobs Idâlfectèd avec lui, veuillez savoir et me faire savoir st Cette lettn lui est attirte. PdUf clore ce chapitre, je voiis dirai que je de trois pi6 que dom Pedro prenne la peine dé venir tà lold iait une vieille bonne fb:>âme comme moi; tfiaiâ, dans leeàs où, comme te calii^ tlaroub-al- Baschid, il voudrait parcourir la France en simple particulier, il trouverait chez nous la cordiale et respectueuse hospitalité du paysan.
Parlons d'une autre illustration à laquelle je vous prie de présenter aussi mes respects et mes compliments déToués, Renan> l'ki refu son livre, je ne l'en ai pas remercié ; je ne l'ai pas lu encore.vous savez pourquoi : le tratail d'uBfl part, de l'autre les vacances de famille, qui ne me laissent pas, durant cette quinzaine, une heure de recueillement. Je vous charge donc de mVxcuser et de liii dire que je ne veux pas le lire en courant et au milieu du vacarme des enfants grands et peiitsquim'enloutent. Je garde ceinpour raccommoder mon cerveau fêlé par la récréation du jour de l'an.
Aussi comme j'ai peur pour le feuilleton que vous vous voulez avoir quand même ! Il sera peut-être twienié au premier chef : nous somtnes toujours en danse, nous avons à faire les Rois et à fêler l'anniversaire de mon Aurore, le 10 janvier. L'Aurore (déjà n«mmée)eQinme6onlinue à dire£ajanilaril*,est devenue toute rouge en recevant votre lettre, et pour la