GusUts TourBD(la, uvuit bolaniita st entomologiste
198 CORRESPORbAHCE DE fifcORGË ii.HO fariiilles stint comtiai^bleâ à la ttenhe. Il ilae tarde de le revoir. Tu dois être grartd, et j'attends aVRc itilpàtighce que lu sols assez jeuite hùmme potir tju'oti le permette de vêflit- pâsset* Ude (JUtiie dé tes vàcàneës auprès de ta marraine. Elle a le même boiiheât- que toi ; elle a une BiiceUéDte fàtntllé qu'elle ctiSHt et où chaâtlh est ëtitiérémenl detoué alix àl]t^&s. J'espSfe qu'àlo^ tu tie m'appellet-as (ilus tHùdattle et qiie tu me l^i'às le gt-and plaisir de me dire Iti, âomitiéje ttae permets de lé fdlre aïëë tui. Meâ autres filleuls oU filleules ne me disent pki i)0ûs. Ils iie me cdnnàtssènl pas tôtis beàUeâltp ; mais la contlàlssanee ësi vile faite quand on se retrouve, parce qu'bti â tdUtes tët meilleures raisons pour s'aimer.
Je vois et je sais que ta travailles bien et que tu pourrais m'enseigner le latio, que je ne sais pas. Tu fais bien d'aimer aussi à lire dans notre langue, que la coutume de l'éducation classique a ilé longtemps de négliger et de ne pas savoir. Ton père te préservera de cet écueit, lui qui parle si bien; ta n'auras qu'à l'écouter.
Je t'embfasse tendrement, mon cher etifant, et je le <!ttarge d'étnbrâsser pour ttiol ta m&re et tous tes charlttàntë frères et sœurs, ta taài-i^ine,
OEORSE SAN».
CORhESt'ORDAncii: DE OEORGB SAHD 109
A GDITATB PLAUBBHT, A ÛROISSBT
Je ue veux pas de ça, tu n'eDlrés pas dans U vieiU lêsse. ÎI h'y a pâ^ de vieillesse tjahs îe sens hargneux et misanthrope. Au contraire, quabd on est bon, on devient niëilteiir, et, comme déjà tû es meilleur que la plupart des autres, tu dois devenir exquis.
Tu te vantes, au reste, quand tu te proposes d'être en colère contre tout et tous, ta ne pourrais pas. Tu es faible devant le chagrin comme tous éeux qui sont tendres. Les forts sont ceux qui n'aiment pas. Tu ne seras jamais fort, et c'est lant mieux. Il ne but pas non plus vivre seul; quand la force revient, il faut vivre et ne pas la renfermer pour toi seul.
Moi, j'espère que lu vas renaître avec le printemps. Voilà la pluie qui détend ; demain, ce sera le soleil qui ranime. Nous sortons tous d'être malades, nos filles rudement enrhumées, Maurice assez secoué par une courbature avec froid, moi reprise de frissons et d'anémie; jfl auÏB bien, bien patiente et j'efflpeché tant <|ue J0 peut les autres i» s'impatienter, tuul est là; l'ennui du mal double toujours le mal. Quand seronsnous saget comme les anciens l'entendaient? cela, en
WO CORRESPONDANCE DE GEORCK KAND
somme, voulait AiTepatienU, pas autre chose. Voyons, cher troubadour, il faut Ctre patient, un peu, pour commencer, etpui8,on s'y babttue ; si nous ne travaillons pas sur nous-raâmes, comment espérer qu'on sera toujours en train de travailler sur les autres?
Enfin, au milieu de tout cela, n'oublie pas qn'oo t'aime et que le mal que tu te fais nous en fait aussi.
J'irai te voir et te secouer sitftt que j'aurai repris mes jambes et ma volonté qui sont encore en retard. J'attends, je sais qu'elles reviendront.
Tendresses de tous mes malades. Le polichinelle n'a encore perdu que son arcbet et il est encore souriant et bien doré. Le baby de Lolo a eu des malheurs, mais ses robes habillent d'autres poupées. Hoi, je ne bats que d'une aile, mais je t'embrasse et je l'aime.
DCCCXLVin
A HADAHB BDUOND ADAU, AD GOLFE JOUAN Nobul. BO miri iVti.
Ah (à 1 étes-vous tous toqués, même le tigre* ? Vous arrivez, vous repartez, vous allez à Venise, vous n'v