Edmond Adam
CORRESPONDANGK DE Gl£Ult(;E ^AND SOI allez pas l Je trouve que vous touruez au Plauchut, mes chers enfauts. Preuez garde, c'estgrave I Embrassez le tigre pour moi quand même et remerciez-le de sa bonne lettre et de ses elTorts pour me satisraire à l'endroit de Martine*. Nous allons tous bien, sauf les rhumes qui vont et viennent avec ce temps bizarre, froid et cbaud, insensé, coup sur coup.
Les petites 7 échappent, Dieu mercil Aurore, qui apprend la géographie, a été aujourd'hui à Cannes, à Bruyères par conséquent Elle trouve que c'est tout prés sur la carte et demande pourquoi vous venez si rarement nous voir. Elle n'est pas seule à vous trouver rares. Nous nous en plaignons tous. Je réponds à la question d'Adam. Non, je ne crois pas à la décadence intellectuelle et morale de la France, mais je ne crois pas au salut parla politique. Il nous faudrait de bons commis et laisser l'&me dn pays chercher en ellemême son élan et son inspiration. Je ne veux, fc la place de mon âme, ni celle de Thiers, ni celle de Blanqui. Arrière les prêtres aa pouvoir, quelque robe qu'ils portent. La République se sauvera elle-même, si on ne l'impose pas comme un dogme. Si nous en faisons une Église, elle tombera au niveau de Rome et nous deviendrons Prussiens.
Avez-vous lu la Création de Quinet? Les républicains sont nn essai de la nature, qui veut la république. L'espèce a fait son temps, mal réussie. La na-