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La Confédération f ou les Confédérés de Bar

CORRESPONDANCE d'aLFRED DE VIGNY. 73

demain, à midi, je serai heureux d'en parler avec vous et tout prêt à vous servir en tout ce qui dépendra de moi.

ALFRED DE VIGNY

J'irais chez vous si cela m'était possible.

LU

A PHILIPPE BUSONI

3 octobre 1838.

Si je connaissais quelqu'un en qui j'eusse plus de conhance fiii'en vous, ce serait à lui que je donnerais cette bien simple et cependant secrète commission. Je vous prie de mettre seulement celte lettre à la petite poste de Paris. Il m'importe qu'elle soit timbrée de là et non de la ville voisine delà terre où je suis. J'ai des amis plus anciens et plus intimes que vous, mais je ne crois point en avoir un meilleur. Cliacun d'eux se croirait sans doute en droit de chercher le sens de mes lettres à une personne qu'ils connaissent et qui vous est inconnue. Je ne veux pas l'exposer même à un soupçon ni à la moindre question légère. Je vous demande donc Bn ami de ne pas envoyer cette lettre mais seulement le la jeter vous-même dans la boîte le plus tôt possible et de n'en point parler.

?4 CORRESPONDANCE d'alFRED DE VIGNY.

Je suis chez moi depuis huit jours avec Madame de Vigny dans un vieux manoir au milieu des rochers et des bois. J'y rêve et j'y écris même quelque chose de ces rêves.

Il ne me reste plus, vous le savez sans doute, qu'un volume à faire imprimer de mon édition complète ^ Je vais le faire achever à mon retour et je me suis réservé le plaisir de vous donner tout à la fois, aimant mieux que cela vous soit neuf comme au public, sinon nouveau. Le volume inconnu suivra de près ceux-là probablement.

Écrivez-moi quelques paroles, je vous prie, qui me fassent connaître que vous avez reçu ma lettre. Voilà que je tremble que vous ne soyez pas à Paris. Rassurezmoi et croyez à ma sincère amitié dont je vous donne ici une preuve.

ALFRED DE VIGNY

Au Maine-Giraud,

Blanzac (Charente).

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