Deschamps
CORRESPONDANCE d'aLFRED DE VIGNY. 165
Léon ^ pas une ligne, de Barbier pas davantage depuis que j'écrivis à lui et à vous pour son Jules César. Je ne sais s'il désire le faire jouer et s'il suivra ce projet de Bocage. Je l'aurais désiré, mais je crois que la scène le trouble et déconcerte singulièrement.
Il serait curieux pourtant de faire cet essai sur nos oreilles du mélange de la prose et des vers. J'aimerais à y assister, mais ce que j'aimerais je n'y dois point penser en ce moment, et il me faut dire avec Épictète : Sou/fre et abstiens-toi. — Je suis bien aise de savoir enfin que Madame Bose Chéri a reçu mon envoi, mais j'aurais voulu apjjrcndre qu'il ne lui a pas été désagréable, et elle ne m'a pas répondu encore. Je n'ai pas lu le Constitutionnel, dont vous me parlez, mon ami, et vous devriez me l'envoyer, je l'attendais de vous. Vous me l'aviez annoncé ainsi que les numéros de V Illustration, où vous avez parlé de moi^ Je suis sûr, d'après ce que vous me dites du Constitutionnel^, qu'il a été plus favorable à cette petite comédie que ne le mérite si peu de chose. Je connais l'esprit de l'auteur de cet article et je n'ai point oublié les marques de sympathie qu'il m'a données quelquefois, mais encore aurais-je voulu lire moi-même ce qu'il a lui-même écrit. Or, j'ai demandé ce journal à une autre personne qui ne me l'a pas envoyé, mais beaucoup d'autres feuilles dont je ne me souciais point.