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Arcas et Pulémon

174 CORRESPONDANCE d'aLFRED DE VIGNY.

de cette chapelle admirable, restaurée dans le style de saint Louis, ravirait, je crois, votre cœur par la gravité des souvenirs, et vos yeux par l'éclat du présent. Nous irons la visiter quand vous viendrez à Paris, et nous donnerons des noms aux statues des charmants apôtres, qui assurément furent des portraits des seigneurs de la Cour de ce temps qui entourèrent saint Louis à la Terre Sainte.

Ne croyez pas aux éloges que l'on donne aux chanls de l'Orphéon. La mélodie et l'harmonie sont absentes de ces chants criards, violents, saccadés ; et je regrettais en les écoutant ces chants si merveilleusement mélancoliques et mélodieux des confréries italiennes du moyen âge, que l'on a joués quelquefois ici au Conservatoire, et dont la religieuse tendresse a dû vous ravir si vous les connaissez. Si vous avez chez vous la musique de la Romanesca, cette danse noble du temps de François l", jouez-la ce soir ; si vous ne l'avez pas, je vous l'enverrai. — Ne négligez pas, chère Alexandrine, cet art délicieux de la musique qui élève l'âme par de si douces émotions. Je les trouve d'autant plus ravissantes qu'elles sont indéterminées et que la limite des sentiments et des idées n'est pas fixée sur une image, comme par les autres arts, et laisse la rêverie plus libre.

Votre oncle était à Paris : je l'ai vu presque tous les jours. Hier je l'ai enlevé et mené aux Français. Il vole comme un papillon de théâtre en théâtre, et des roses aux fées. Il loge dans une rue dont le nom et les hasards me font frémir pour sa vertu. Donnez-lui de sages conseils. Il prétend avoir reçu de vous un billet où vous

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lui dites de me serrer la main et surtout de ne pas m'embrasser. Cela le préoccupe beaucoup, et il chante comme dans les vaudevilles :

Quel est donc ce mystère ?

Il dit qu'il n'ira pas à Onzin jusqu'à l'été. Mais il se flatte de Fespoir que vous irez à Blois passer quelques jours. Est-ce vrai ? Il dit que vous étudiez une partition avec votre amie. Je croyais qu'il vous était défendu de chanter, et vous ne l'avez pas voulu devant moi, à Dolbeau. C'est bon ! ce sera ma première querelle. Il est toujours bon d'en avoir une en réserve pour fonder son empire. C'est assez votre manière, n'est-ce pas ?

Quelquefois je m'arrête tout à coup au moment de V(nis écrire. Et vous vous plaignez de ce qu'on ne vous parle pas à cœur ouvert, vous, femme toujours à demi voilée ?

Je rouvre ma lettre pour vous parler d'une lettre que je viens de recevoir de Tours, lettre toute brûlante, tout enthousiaste, d'un jeune homme qui vient de lire Stello et qui se jette dans mes bras en pleurant, mais tout enivré, et dans l'émotion d'une première lecture. C'est un étudiant. Sa lettre est un cri de douleur et de bonheur à la fois. Les jeunes gens forment la partie de la nation qui me répond toujours la première. Quelques jeunes feiumes m'ont écrit quelquefois aussi de singulières confidences, presque des confessions, et je ne les ai pas trahies. Mais, sans dire leur nom, je vous donnerai à lire quelques-uns de ces épanchements d'inconnues qui

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ont eu besoin de nie dire leurs émotions profondes et ne me verront jamais. Il s'agit ici d'un garçon, et je puis bien le nommer. Il signe : Armand B..., étudiant, à l'hospice de Tours. Est-il malade, ce pauvre enfant ? ou élève en chirurgie ? Envoyez donc un jeune homme ou quelqu'un s'en informer. Quel qu'il soit, il m'intéresse. Je lui répondrai, mais je voudrais savoir quelque chose de lui, pour mesurer ce que je dirai à sa situation. Quelles sont déjà ses désolations ? Déjà ! Je pourrais le désespérer si je n'y prenais garde. Je vous prie, aidezmoi, et prenez indirectement quelques renseignements. Si vous m'éclairez, je frapperai juste et je le guérirai par quelques mots... je lui imposerai les mains.

A LA VICOMTESSE DU PLESSIS

Paris, lundi, 31 décembre 1849.

Il y a des personnes pleines de raison qui disent qu'il est fort mal de ne pas inviter sa cousine aux grandes séances publiques de l'Académie Française. Pour moi, je craignais un peu que vous n'eussiez froid aux pieds, mais au contraire on étouffait à la réception du duc de Noailles. Si vous êtes courageuse, venez à celle d'Alexis de Saint-Priest : vous l'avez vu, je crois, un matin chez moi. Il était ambassadeur en Portugal il y a deux ans.

Nous avons reçu là deux citoyens assez peu révolutionnaires, comme vous voyez. II y aura encore cette fois tout le faubourg Saint-Germain, et si vous n'avez pas vu encore nos séances publiques, cela pourra vous intéresser. Je crois peu à votre arrivée, mais, si par impossible vous vous en avisez, écrivez-moi sur-le-champ pour avoir des billets réservés.

J'ai presque des remords d'avoir quitté le Midi, car ma pauvre Lydia semble ne plus pouvoir supporter l'air de Paris. Elle est au lit depuis trois semaines et souffre beaucoup de la poitrine ; mais le froid n'est-il pas rigoureux partout, cet hiver?

Malgré cela, si j'étais libre, j'irais à Tours tout exprès, 3Iadame Alexandrine, pour vous parler d'un traité de théologie qui m'occupe beaucoup, et sur lequel un abbé m'a consulté. Si vous aviez été là hier, vous seriez venue avec moi dans votre loge du Gymnase voir une criminelle comédie qu'on nomme : Quitte pou?' la peur, et qui est jouée à ravir par une certaine Rose Chéri, jeune et charmante célébrité, qui ressemble dans ce rôle à Mademoiselle de Coulanges, de Stello, qui ne vous est pas inconnue. Elle vous aurait fait a pardonner peutêtre les péchés de l'auteur » : par ces mots finissent toutes les pièces de Calderon.

Jeudi dernier, à l'Académie, quand MM. Guizot, Salvandy et Pasquier me demandaient tour à tour la parole, je pensais à ce que vous m'auriez dit si vous aviez été assise dans mon grand fauteuil : — « Est-il bien vrai, Alfred, qu'il y ait eu une révolution? » — Grâce au ciel, chère belle cousine, je viens de quitter ces grandeurs

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et je descends du trône de la Présidence sans avoir conduit le convoi de personne. Un de mes amis, obligé de faire l'éloge dun de nos confrères, me disait en partant : Je n'aime pas mon mort. Moi, j'aurais bien pu dire en recevant celui qui sera élu : Je n'aime pas mon vivant. J'ai de mes mains dépouillé le scrutin qui nomme mon successeur. Puisse toute abdication élre aussi magnilique ! .^

Est-ce pour les concerts de Tours que l'on a pris soin de cette belle voix qui m'est encore inconnue? Quel livre a occupé vos soirées à la campagne? Quel journal recevez-vous tous les jours? Je voudrais le savoir? Vous a-t-on communiqué ceux qui dénonçaient ma présence à l'Institut? Avez-vous lu le discours du duc de Noailles? Vous a-t-il plu? — Mais vous n'avez pas le temps de causer, n'est-ce pas ? — Une visite vous attend en bas, une en haut, et demain un concert I Pauvre enfant, comme ils vont fatiguer votre poitrine ; et quelles mauvaises fadeurs vous seront dites, en échange de tant de notes, de gammes et d'accords !

CITI

A PHILIPPE BL'SONI

Vendredi, 11 janvier 1850.

Je suis au lit, mon cher ami, et assez affaibli par le sang que l'on m'a tiré.

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Le froid m'a saisi il y a huit jours et m'a donné une 3vre violente et des douleurs sur le côté et la poitrine ni me semblaient annoncer une longue maladie. On 1 arrêtée par un coup d'autorité et de fortes mesures, lais ce n'est ([u'iiier que médecin et garde m'ont quitté. i vous avez lui moment de liberté, il n'est que trop rai que vous me trouverez dans un grand fauteuil et icore assez languissant.

Oui, j'ai vu jouer Quitte pour la peur, mais c'était le remier jour de sa reprise et non le second. J'ai été ravi e Madame Rose Chéri sur la scène et chez elle. Cette agatelle a été jouée mieux qu'elle ne le mérite, cL ressaut est aussi duc et pair qu'on peut lètre. Lydia 'y était pas, car, depuis un mois, elle était retenue hez elle par un rhume inguérissable.

Vous écrivez beaucoup, dites-vous. Où donc se lit ce ue vous écrivez? Comment tout le monde le sait-il, xcepté moi?

Vous voyez ce que c'est que Paris. Le temps passe et on ne se voit pas. Me voilà vous écrivant comme du laine-Giraud, et je n'ai ni la chaleur, ni mes beaux rbres, ni mes vertes collines.

Baisez le front pur de votre tille de ma part et, si 'ous ne venez pas, dites à votre page Philippe que de leux heures après midi jusqu'à minuit il me trouvera, ^our leur mère et pour vous, gardez les meilleures pa- 'oles de l'amitié venues d'un cœur qui vous est tout lévoué.

ALFRED DE VIGNY

180 CORUESPONDAiNCE d'ALFUED DE VIGNY

A PHILIPPE BUSOiM

26 janvier 1850.

Ail ! celle fois c'esl pour tout de bon et l'Illustration m'arrive avec toutes les jolies choses que vous dites sur la poudre et les mouches de notre époque.

IMon ami, remerciez qui de droit en mon nom el remerciez-vous vous-même avant tous de ce gracieux envoi que je ferai relier par volumes.

Vraiment, je crois qu'on m'a trop saigné. J'ai vu Auguste Barbier l'autre jour, qui est de cet avis-là el m'en a donné pour preuve que Raphaël et Madame Malibran étaient morts pour cela. Cela m'a rassuré tout à fait I La fièvre, en parlant, m'a laissé l'insomnie à sa place. • — Quand je serai capable de déjeuner, je vous prierai, cher ami, de choisir un jour pour vous trouver un malin ici avec Auguste Barbier. JXous aurons le temps de causer en paix.

Tout à vous de cœur.

ALFUED DE VIGNY.

A PHILIPPE BUSONI

Vendredi, 8 février 1850.

Comme chaque salon, chaque chambre et chaque rue ont un petit coin où l'on discute et dispute sur la politique, vous êtes bien bon, mon ami, de vous préoccuper un moment du scrupule d'avoir ofTensé nos bons et spirituels amis anglais. Ils en voient bien d'autres. Votre conversation ne leur a laissé d'autre souvenir que celui de l'amitié que vous leur avez témoignée. Ils sont entourés d'amis français qui ont pour eux une grande amitié et ne peuvent souffrir l'Angleterre, cela ne leur fait rien du tout.

J'aurais bien voulu savoir si vous avez reçu cette comparaison de lord Byron et comment vous l'avez trouvée.

Je commence à sortir et j'irai vous voir dans peu de jours.

M. Nisard est pour moi une très ancienne connaissance. J'ai lu et souvent relu ses ouvrages, et dernièrement encore un travail excellent de lui sur les classes moyennes en Angleterre ^

1. Les classes moyennes en Angleterre et la bourgeoisie en France (Revue des Deux Mondes, 15 décembre 1849).

Quand je vous verrai, nous conviendrons d"un jour qui lui soit agréable pour que je puisse le voir autrement qu'avec les visites souvent très nombreuses qui entrent et sortent le mercredi.

Je l'attendrai seul et nous pourrons causer avec quelque suite.

Tout à vous de cœur.

ALFRED DE VIG.NY

A PHILIPPE BUSOM

Vendredi, 17 mai 1850.

Lydia se trouvait mal quand je vous ai rencontré ce matin, mon ami. Je la conduisais en la soutenant chez un libraire pour l'y faire asseoir. J'étais très inquiet, je vous l'ai dit par signes, m'avez- vous compris? Ce soir elle est au lit encore et je vous l'écris pour vous expliquer mon brusque passage qui vous a dû étonner. Elle descendait de voilure quand elle s'est sentie défaillir. J'ai souvent ainsi des alarmes bien grandes.

J'espère que vous avez retrouvé vos deux compagnes au théâtre l'autre soir et que je n'ai point le remords de vous en avoir séparé.

Tout à vous de cœur. ''

ALFRED DE VIG.NÏ

J'irai chez vous causer du Chariot d'Enfant^ et de Sacountala ^

Comment n'ai-je pas vu toutes ces pièces dont vous parlez si bien dans ce courrier qui m'arrivc? En vous lisant, je me reproche celle vie d'ermite, mais en regardant mon ermitage, j'y vois une malade qui m'excuse, hélas 1 toute l'année. — J'espère que cette fois ce ne sera rien.

A LA VICOMTESSE DU PLESSIS

Au Maine-Giraud, jeudi 11 juillet 1850.

Je crois que le silence et limmobilité de la verte nature se communiquent à ses habitants comme des maladies contagieuses. Ètes-vous « la Belle au Ijois dormant »? Si non, qui vous empêche de me faire savoir toutes sortes de choses que j'attends de vous? D'abord et avant tout, si votre père est tout à fait rétabli des

1. Drame en cinq actes et sept tableaux, tiré du drame indien du roi Soudraka, par Méry et Gérard de Ner\al, représenté pour la première fois à l'Odéon, le 13 mai 1850.

2. La Reconnaissance de Sacountala^ drame sanscrit, en sept actes, de Kalidasa, dont la première traduction française, faite sur la Aersion anglaise de ^Villiam Jones, est due au « citoyen » A. Bruguière, le parent d'Alfred de Vigny, /Paris, an XI, 1803, iu-B»).

184 CORRESPONDANCE d'ALFREI) DE VIGNY.

brûlures des médecins? Ensuite si vous allez voyager et pour quelle santé vous l'allez faire ? Combien de temps durera ce voyage ? Le savez-vous ? Êtes-vous bien sûre que lair de la mer ne soit pas votre ennemi? Braverezvous longtemps ses violences froides du soir et du matin ? J"ai vu des personnes plus fortes que vous en souffrir beaucoup. — Ma cousine, Madame de Ludres, est, diton, à Onzin, l'irez-vous voir là-bas? Que faites-vous des longues journées à la campagne? Que lisez-vous? Qu'aimeriez- vous à lire? Avez- vous des ouvrages favoris qui vous attachent ? Car toutes les heures ne peuvent vraiment se passer pour vous en visites de châteaux et en promenades. Je n'ai pas foi dans les dispositions pastorales d'une bergère qui ne sait pas combien elle a de vaches ; je ne crois donc pas non plus que les soins champêtres remplissent votre vie.

Lisez, je vous prie, les Mémoires de Chateaubriand. Malgré ses sombres humeurs contre son père, et sa mère, et ses amis, malgré ses jugements injustes et jaloux, il a de grandes pages et des tableaux sévères remplis de beautés que vous aimerez assurément, ma chère Alexandrine. Sa vanité est excessive, il est vrai : il se pose en parallèle avec l'Empereur, il gémit sans cesse sur luimême, il se pleure, il semble croire que le monde s'éteindra après lui et qu'il est le dernier homme. Il dénigre tous les écrivains de peur qu'on ne pense à lire autre chose que lui, etc., etc. Mais à part ces faiblesses toutes puériles, qui sont peut-être une maladie particulière à l'animal nommé auteur ou poète, vous serez ravie, j'en suis sûr. de certains tableaux, comme son

CORRESPONDANCE D ALFRED DE VIGNY. 18l)

voyage en Amérique et la cause subite de son dépari; ses misères d'émigré à l'armée de Condé et à Londres ; un sentiment timide en Angleterre quand il est professeur d'une jeune personne. Puis ses grandes colères politiques ! Tout cela passe souvent de la grâce à la grandeur. Lisez-le, cela en vaut la peine. Causez-en avec moi ; cela fera, ce me semble, que nous remplirons cet éloignement où je suis toujours de mes parents, trop dispersés, et de mes cousines, éparses dans tous les châteaux de France. On a beau avoir pour ses parents une douce atfeclion, encore faudrait-il échanger des idées et des sentiments de temps à autre, et quoi de mieux vraiment que l'écriture pour cela? N'est-ce pas une bonne invention? Il me semble qu'il n'est point superflu de se connaître ?

En cette occasion, par exemple, dites-moi quel homme vous semble l'auteur de pareils Mémoires? Pensez-vous qu'il soit probable que Madame de Beaumont l'ait aimé, comme il le prétend ? Moi qui l'ai connu, je n'y crois guère.

Voilà que je cause avec vous comme si vous étiez là. Que me répondrez-vous ? Mes arbres ne me disent rien, et sont aussi bêtes que les vôtres.

Bonjour, chère belle et bonne petite Alexandrine, je suis de mauvaise humeur de parler tout seul.

186 CORRESPONDANCE d'aLFRED DE VIGNY

A PHILIPPE BUSONI

Lundi, 15 juillet 1850.

Je suis en voyage depuis le 8 juin, mon cher ami, mais depuis peu de temps chez moi. — Nous nous sommes arrêtés encore en Touraine et en Poitou. — Malgré tant de lenteur et de repos, Madame de Vigny vient encore d'être bien soufTrante depuis quelques jours ; mais aujourd'hui que me voilà plus tranquille, ce soir, j'ai besoin, en regardant un bel orage que la mer vient de nous envoyer, de vous serrer la main et de causer avec vous, .Je gage qu'en ce moment, cher ami du ^lonomotapa, vous m'écrivez. N'importe, je continue. Je suis inquiet pour vous comme je le suis toujours pour qui m'est cher, et voici ce que je m'imagine.

D'abord, vous êtes malade, et la preuve que je m'en donne à moi-même c'est que je n'ai pas 'reçu de lettre de vous.

Ensuite, vous êtes mécontent peut-être de ce que le Crédit ^ a changé d'administration (m'a-t-on dit) et vous regrettez le doux Saint-Simonien ^ avec son gilet blanc sur lequel je lus jadis : Le Père.

Ensuite, votre Beauté chérie, votre Ange de Raphaël,

1. Journal quotidien fondé par le Saint-Simonien : Charles Duveyrier, 1848-1850.

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