‹ CorrespondanceChapitre 152 sur 223 · DXXX · texte numérisé non relu

DXXX

A M. BERGMANN

Ce 27 avril 1868.

Mon cher doyen,

Je vous remercie de votre excellent document. Il entrera dans mon appréciation de l'aimable et brillant littérateur, qui ne fit de voyage en Scandinavie que dans l'année 1827 et qui a publié le volume de Mélanges^ dont vous avez

l. A propos du dîner du vendredi saint.

DE C.-A. SAINTE-BEUVE

bien voulu prendre connaissance, en i833. Il n'est pas revenu depuis (que je sache) sur ces Études : de là sa négligence à votre égard, qu'il ne faudrait point, je crois, attribuer à une cause morale. Le principal défaut d'Ampère a été de trop voyager et voltiger en sa vie. — Je ferai mettre demain à la poste — en chargeant le paquet — toute une partie des lettres de Proudhon. Je garde la fin à partir du numéro 29.

Les affaires du Sénat terminées, je me remettrai à cette ample et belle étude d'un grand honnête homme pour la mener à fin. Ce sera une vive satisfaction pour moi.

Je vois que tout ce tapage pour Vomelctte au lard est allé jusqu'à vous. Il faut avouer, comme dit Voltaire, que nos Welches ont bien peu de chose dans l'esprit et sous la dent pour s'occuper de ces niaiseries : un peu d'odieux s'y est mêlé. L'infamie ecclésiastique a fait son métier, comme toujours. Tâchons de suivre notre ligne sérieuse à travers ces brouhahas et ces sottises,

A"vous de cœur.

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