‹ CorrespondanceChapitre 154 sur 223 · A M. LE COMTE ALBERGHOTTI, A ROME · texte numérisé non relu

A M. LE COMTE ALBERGHOTTI, A ROME

Ce 1" mai i868.

Monsieur le comte,

J'ai reçu, par les soins de mon ami M. Hébert, la copie des intéressantes lettres que vous avez bien voulu faire faire à mon intention et prendre vous-même le soin de colla tionner avec lui. Ma gratitude pour ce procédé libéral s'augmente en lisant ces lettres et en voyant l'intérêt qu'elles offrent pour la biographie et l'histoire littéraire. La lettre à Monti, si extraordinaire en apparence, ne l'était point pour madame de Staël^ chez qui les amitiés, même les plus passionnées, avaient leur principe dans l'admiration poétique et intellectuelle. Les lettres adressées à monsieur votre père sont d'un genre plus tempéré, mais non pas moins aimable. Elles donnent une idée charmante de celui qui inspirait cet affectueux sentiment à madame de Staël. Je tâcherai, monsieur le comte, de tirer le meilleur parti de ces communications généreuses dans une publication qui se fera vers la fin de cette année ou aux premiers mois de l'année prochaine. Vous en serez informé aussitôt, et je n'aurai garde d'y omettre le remercîment public que je vous devrai et que la littérature vous devra aussi.

Yeuillez agréer, monsieur le comte, l'assurance de mes sentiments de haute considération et de dévouement.

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