A MADAME VEUVE JOUBERT, FILLE DE CABANIS
Ce 26 mai 1868.
Madame,
Je ne saurais vous rendre l'impression que je ressens de votre belle et bonne lettre. J'avais bien souvent entendu parler de vous par mon vénéré maître et ami, M. Fauriel. La plus douce des récompenses pour moi est un témoignage comme le vôtre : je le garderai précieusement, madame, à titre de disciple bien faible sans doute, bien éloigné, mais non pas indigne, de cette illustre société d'Auteuil à laquelle mon âge ne m'a point permis d'être initié, mais dont pourtant la tradition fidèle m'a été transmise directement dès mon enfance par M. Daunou d'abord, et plus tard par Fauriel.
Veuillez agréer, madame, l'hommage de mon respect.
DXLYIII.