‹ CorrespondanceChapitre 198 sur 223 · A M. GEORGE FRANCIS ARMSTRONG · texte numérisé non relu

A M. GEORGE FRANCIS ARMSTRONG

Paris, 26 février 1809.

Cher monsieur,

Je commence par vous prier de m'excuser. Ma santé, qui n'est pas rétablie, me retarde en tout, et, de plus, je ne lis que lentement la poésie anglaise. Mais je ne puis plus remettre de vous dire combien ce que j'ai lu de votre recueil me donne une haute idée du poëte en vous, — d'un poëte d'une sensibilité vive et grave, presque austère et avec des accents de tendresse. Vous avez bien en effet revêtu ^l'armure d'un mort chéri et vous le remplacez vaillamment dans le combat de la vie. Ce poëme lyrique qui s'appelle un Déchirement d'amitié a remué en moi bien

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