‹ CorrespondanceChapitre 40 sur 223 · A M. GUIZOT · texte numérisé non relu

A M. GUIZOT

Ce il mai I8ft6.

Vous ne sauriez douter, monsieur et illustre confrère, que je ne me trouve honoré toutes les fois que vous voulez bien penser à moi. La religion sans doute est un sujet bien délicat à traiter; je n'y reviens jamais sans crainte : on n'a pas seulement à penser, en telle matière, à ce qui vous semble la vérité, on a à respecter tout ce qui est vérité pour les autres; on navigue, pour ainsi dire, entre les parties les plus sensibles et les plus vulnérables de l'âme humaine : on a moins de peur de se briser que d'ofténser. Mais avec vous, monsieur, qui ne séparez jamais la religion de la constitution morale de la société, il y a moins de danger à se mêler à la discussion, et le terrain où vous vous placez rassure. La hauteur du bon sens sait choisir ses points de vue incontestables.

Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués.

CGCXLIX.

A M. BERGMANN

Ce 25 mai 1866.

Mon cher doyen. J'ai reçu votre bouquet philologique^ ; M. Bopp doit être ntent : voilà une flore comme il lui en faut. Mais, pour

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