A M. GUIZOT
Ce il mai I8ft6.
Vous ne sauriez douter, monsieur et illustre confrère, que je ne me trouve honoré toutes les fois que vous voulez bien penser à moi. La religion sans doute est un sujet bien délicat à traiter; je n'y reviens jamais sans crainte : on n'a pas seulement à penser, en telle matière, à ce qui vous semble la vérité, on a à respecter tout ce qui est vérité pour les autres; on navigue, pour ainsi dire, entre les parties les plus sensibles et les plus vulnérables de l'âme humaine : on a moins de peur de se briser que d'ofténser. Mais avec vous, monsieur, qui ne séparez jamais la religion de la constitution morale de la société, il y a moins de danger à se mêler à la discussion, et le terrain où vous vous placez rassure. La hauteur du bon sens sait choisir ses points de vue incontestables.
Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués.
CGCXLIX.
A M. BERGMANN
Ce 25 mai 1866.
Mon cher doyen. J'ai reçu votre bouquet philologique^ ; M. Bopp doit être ntent : voilà une flore comme il lui en faut. Mais, pour