II
que j'ai eu le courage de faire, M. Yattier exprime son dé- ^out. Ah! ce dégoût, je le rends bien à ceux" qui ne peuvent supporter la vérilé, et qui n'attribuent le zèle de la produire tôt ou tard qu'à des motifs bas et personnels. — Enfin, mon cher monsieur Bersot, tout ceci est pour vous dire que, puisque vous êtes un des organes de la vraie critique, de celle qui est probe, ingénieuse, élevée, il y avait pour vous, dans les éloges que vous donnez à un auteur qui est sans doute de vos amis, une légère ou plutôt une ferme réserve à faire, non pas en mon nom, mais au moins en général sur ce qu'il pouvait y avoir d'injuste et même d'outrageux dans quelques-unes de ses appréciations académiques. Car ce ne sont pas seulement ses conclusions^ mais les éléments de ses conclusions qui offensent; et ce qui est faux, à ce degré blessant, mérite d'être noté. 11 y a eu là, de sa part, je ne crains pas de le répéter, une véritable diffamation à mon endroit.
En un mot, si, dans un livre que j'aurais eu à juger, Bersot avait été traité avec l'indignité dont M. Yattier a usé à mon sujet, j'aurais cru devoir faire remarquer à l'auteur qu'il se trompait quelquefois du tout au tout.
Mais voilà que je cause déjà avec nous comme si j'étais votre voisin.
DE C.-A*. SAIINTE-BEUVE. 111