‹ CorrespondanceChapitre 44 sur 66 · A M™® DE GIRARDIN · texte numérisé non relu

A M™® DE GIRARDIN

Jeudi, 8 juin 1848,

I] est vrai, Madame, que je ne suis pas conservé en qualité de conservateur. Mais je pense qu’il y aura quelque accommodement, et je vous demande comme un service de n’en rien dire.

(1) Cette lettre, parue au Moniteur dusb aodt 1848, était acoompagnée de la note suivante :

« Une lettre publiée dans plusieurs journaux, et signée de M. Alfred

de Musset, ferait penser que I'Académie francaise xvait légdrement attri-

bué a cet écrivain distingué le prix fondé par M. Maillé-Latour-Landry. La seule réponse a faire, c'est que l’Académie n'a pris cette décision, qu’aprés s’étre assure que M, Alfced de Musset connaissait le caractére de ce prix et qu’il l’accepterait ; et, en effet, il en aremercié l'Académie par la lettre suivante (suivait la lettre de Musset\.

« L’Académie décide que Ja présente note sera transmise au Monitear, avec priére de la publier,

« Certifié conforme « Le Secrétaire perpétuel de l'Académie frangaise. « Villemain. »

Malgré le vif plaisir que m’a fait votre lettre, je ne vous en fais pas de remerciements. On ne remercie pas une personne comme vous de se montrer brave et charmante ; c’est bon pour celles 4 qui cela arrive par hasard.

Compliments respectueux et bien sincérement dévoués.

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