A EUGÈNE DE STADLER
[7 décembre i84o.]
Mon cher Stadler,
Je suis pris, mon ami — leGirardin m'a manqué; mon éditeur est en fuite; me voilà à Bruxelles attendant de quoi. Le pis est relatif à l'A...; envoyezlui la note ci-jointe. Je lui ai donné assez d'argent cet été pour qu'il se calme, d'autant qu'il m'a floué cent francs que j'ai {)ayés au mois de juin de trop — sur quoi je l'attaquerais devant les tribunaux et pour usure, s'il faisait le méchant. Dites-le-lui s'il se plaint. Heureusement, je me remets à travailler et je serai revenu dans quelques jours, j'espère, ou j'enverrai toujours une cinquantaine de livres dans une quinzaine. La trahison du Girardin cause tous mes malheurs; pourtant que faire autrement? J'ai voyage [)0ur trouver des sujets do feuilh'foiis et l'on m'arrête mon argent.
Adieu, envoyez ce mot à l'h si dans if) jours