A MONSIEUR LE REDACTEUR DU CHARIVARI
Jeudi, 3 décembre [1846].
Monsieur, Dans l'article que vous publiez aujourd'hui sur le programme du Faust de M. Berlioz (ii3), vous voulez bien me compter au nombre des trois libret" tistes. L'affiche porte cependant que certains passages ont été seulement empruntés à ma traduction. M. Berlioz s'est entendu avec mon éditeur pour pouvoir se servir de quelques vers littéralement traduits de Goethe et qui, je le crois, ne ressemblent guère à des vers d'opéra comique ; s'il se fût adressé à moi, je lui aurais proposé une imitation
Li. — Le Charivari, 6 décembre 184G.
NOVEMBRE l84l. — AOUT l853 l53
plus lyrique. Il a mieux aimé résoudre le problème si connu de mettre en musique quelque chose comme la Gazette de Hollande. Je crois que son talent peut tout, et je n'ai besoin que de mettre à couvert ma responsabilité comme traducteur. Je dois dire aussi que beaucoup de ces vers qui faisaient partie de la première édition du Faust traduit, que j'ai publié à l'âg-e de dix-huit ans, ont été modifié» ou supprimés dans les suivantes. J'ajoute ceci non comme réclame personnelle, mais dans l'intérêt de l'éditeur de la 3« édition, M. Gosselin. Agréez, etc.
GÉRARD DE NERVAL
LU
A STADLER
[6 mars 1847.]
0 Eug-ène, Je me suis informé pour le concert David (ii4)- Guichardet peut avoir un billet payant ou non (s'il se peut), mais il faudrait vous trouver au divan demain samedi à 5 heures. Le Guichardet y sera ou laissera un mot. Si vous aviez tenu au concert, vous auriez pu entendre la répétition aujourd'hui,
LU. — Date de la poste.
COR KESPOND ANGE
mais je crois que c'est pour la représentation. Demain donc à 5 lieures.
A vous,
GÉRARD