‹ CorrespondanceChapitre 28 sur 156 · REVUE PITTORESQUE MCSÉE ILLUSTRÉ · texte numérisé non relu

REVUE PITTORESQUE MCSÉE ILLUSTRÉ

Rue Neuve-Saint-Augustin, 87

[3o mai i845.] Mon cher Stadler, Je suis allé vous voir sans vous trouver — je ne puisplus vous rencontrer, qu'ya-t-il de nouveaudans votre existence passionnée? Ecrivez-moi donc un mot si vous y pensez en m'indiquant le titre et le nom de l'ouvrage héraldique que j'ai vu chez vous et qui s'appelle je crois Archives nobiliaires ou autrement, en 8 volumes couverts en jaune avec des étiquettes — marquez-moi le nom de l'auteur. Ecrivez rue de la Victoire, 36, n'est-ce pas.

Votre affectionné,

GÉRARD

Suscription : A Monsieur Eugène de Stadler i3 Quai Napoléon.

iLviii. — Date de la poste.

l5o CORRESPONDANCE

A A. BUSQUET (l lo)

Mon cher Biisqiiet, Je pars inopinément pour 8 jours pour Londres (m). Je suis allé plusieurs fois aux deux journaux pour vous trouver. Le tracas des préparatifs m'a empêché de faire le bout d'article, mais je vous en enverrai un beau de Londres. Pour le papier, j'ai une idée fort saine, c'est qu'on le rende en payant le déchet. J'ai peur que, dans les circonstances actuelles, un livre fait môme avec cette économie ne rende pas ce qu'il coûterait. Si on peut attendre 8 jours, laissez les choses en l'état — mais bahl il vaut mieux ne plus s'en embarrasser.

Je donne à l'imprimerie ce qu'il faut, pour la semaine prochaine.

Adieu mon cher ami, à bientôt.

Votre affectionné,

GÉRARD DE NERVAL

Suscription : A monsieur Busquet à la Silhouette.

NOVEMBRE l84l — AOUT l853 l5l

A PAPION DU CHATEAU

[5 mai i8'(6.]

Mon cher Du Château,

Je viens seulement de recevoir deux lettres de vous à la fois, car je ne demeure plus rue de la Victoire et les lettres m'avaient été g-ardées par Roi;ier. J'habite Montmartre depuis quelque temps etje fais de petits voyages enattendant une grande tournée que je prépare vers le milieu du mois.

Mais que je me hâte donc de vous féliciter et de tout mon cœur. C'est d'ailleurs un acte de justice que vous méritez à double titre. Ainsi cela n'a pu surprendre personne.

Vous me reprochez de n'être pas allé vous voir ; je me plains seulement de n'avoir pu y retourner ces jours-ci, à cause d'un travail qui m'a absorbé et me tient encore, mais dont une partie a paru (i 12). Lorsque je suis allé chez vous, vous veniez d'emménager de l'autre coté de la rue et j'ai parlé à votre fils, qui m'a dit que vous reviendriez à cinq heures ; je n'ai pu retourner vous voir ce jour-là.

Mais je vais vous aller trouver ces deux ou trois

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