‹ CorrespondanceChapitre 37 sur 156 · LXI. — Publ. dans le Corsaire, du 3i octobre i85o · texte numérisé non relu

LXI. — Publ. dans le Corsaire, du 3i octobre i85o

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dans votre numéro de ce malin, est inexacte, à cause sans doute d'une erreur de nom.

Je ne suis pas le même que M. Gérard, qui était l'un des employés du bureau de l'Intérieur que vous appelez bureau de V Esprit public.

Je n'ai jamais fait de politique, et ceux de mes ouvra^^es, pièces ou voyages où peuvent se rencontrer des paysag'cs qui prennent couleur ont toujours été écrits dans le sens libéral, comme on disait autrefois et comme on peut le dire encore aujourd'hui.

Je n'ai jamais eu de rapports avec la monarchie de Juillet, ni avec la précédente, tout en admettant qu'on ait pu honorablement les servir.

J'ai parlé de certains vaudevilles avec le sentiment que j'ai éprouvé en les écoutant, et qui peutêtre était aigri par l'impression de leur peu de valeur littéraire.

Tout le monde n'est pas Aristophane. A celui-là je pardonne son esprit de réaction.

Je n'ai jamais eu de mission ni pour l' Allemagne, ni pour l'Orient (129). J'ai seulement touché une indemnité due pour la suppression d'une pièce.

J'espère que vous voudrez bien rectifier des assertions qui ne me laissent aucun ressentiment puisqu'ils (sic) sont le résultat d'erreurs matérielles.

CORRESPONDANCK

Je suis, avec considération, votre dévoué serviteur,

GÉRARD DE NERVAL

ancien rédacteur du Corsaire.

A ARSÈNE HOUSSAYE ( I 3o)

[Novembre i85o.]

Mon cher floussaye.

Je retourne dans le Valois pour continuer CAbbé de Buqiioij et revoir Soissons et Laon, d'où nous sommes orig^inaires tous deux, moi du côté de ma mère, — compatriotisme et affinité ! — Je crois fermement que cela explique les sympathies. Je suis surtout celui qui vous doit de l'amitié et qui voudrait vous en rendre.

Je vous embrasse.

GÉRARD

A CHARTENTIER (l3l)

i5 avril i85i.

Mon cher Charpentier, Je viens de chez Bida (iSa). Je lui ai exposé la

LXII. — Publ. par A. Houssaye, le Livre, i883. LXIII. — Date de la poste.

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cliose el lui ai ilit (ju'il fallait vous tiailer en ami. II parlait de 5oo et s'est arrêté à 4oo. Je pense que ce n'est pas cher, attendu que c'est un dessin de premier ordre et que de pareils se vendent jusqu'à i5(»o. Consultez d'ailleurs là dessus. Il a travaillé 3 mois et dépensé 120 fr. de modèles et son principal désir est de voir le dessin bien placé. Il ne le cédera certainement pas au-dessous, c'est pourquoi je ne vous dis pas le mot 5oo. Bida gagnera encore au Salon prochain par les belles choses qu'il a en portefeuille. Le temps lui a manqué pour les exposer celte fois. Si vous voulez, nous irons le voir ensemble ; il déménage et cela ne pourra être que dans trois ou (piatie jours. Vous verrez ses magnifiques dessins d'Egypte et vous entendrez ses regrets de ce que j'aie traité avec vous. N'importe, je pense que, s'il y avait lieu plus tard à une édition illustrée, vous concéderiez bien quelques extraits avec une addition de texte particulière à la publicçition. Nous causerons de cela.

J'ai rendu la 4® feuille et je vais à l'impriinerie pour la 5*.

Votre bien dévoue,

GÉRARD DE NERVAL

Ce i5 avril.

Suscriplion : Monsieur Charpentier , Editeur 26, rue de Lille.

l68 CORRESPONDANCE

A CHARPENTIER

[Avril i85i.]

Mon cher Charpentier, Je ne reçois vos lettres qu'aujourd'hui parce que, quoiqu'ayant mes meubles dans mon logement nouveau, je n'y coucherai qu'à dater du 8. Comme j'allais tous les jours à l'imprimerie je ne m'attendais pas à une lettre de vous. Enfin voici le titre : Je pense qu'il est inutile de mettre pendant les années, ce qui ferait vieillir vite le livre. Mon grand travail a été au contraire de supprimer les choses du moment et d'avoir un ouvrage général comme les lettres de Lady Montagne (i33) ou les aventures d'un jeune grec ; on pourrait seulement mettre

Egypte Liban Turquie,

ce qui exprime tout.

Je n'ai jamais été en arrière pour la copie; j'avais donné une centaine de pages dès les deux tiers du P'' volume et j'ai donné autant « quand on m'en a redemandé n à première réquisition. Aujourd'hui, j'attends depuis samedi les 3 premières feuilles qu'on m'a promises, mais je vais donner encore cent pages demain et je ne crois pas qu'on ait eu à les attendre.

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Du reste, le premier volume a été assez lestement fait et réellement je ne me suis guère occupé d'autre chose depuis deux mois. Vous devez tenir plutôt encore à avoir un ouvrage très soigné et digne de rester, qu'à arriver quelques jours plus tôt que le possible. Je crois du reste que nous aurons peu de difficultés maintenant. Mais j'ai fait tout en conscience et l'imprimerie m'a vu tous les jours, sauf ceux où rien n'était à faire. Vous savez en outre qu'on remet toujours un peu la faute sur les auteurs... Enfin nous avons déjà un beau volume.

Le Musée des familles a fait hier un article. Votre dévoué,

GÉRARD DE NERVAL

A CHARPENTIER

[28 avril i85i .]

Mon cher Charpentier,

Je viens de porter presque toute la copie restante à l'imprimerie. Si je ne l'avais pas donnée plus tôt, c'est qu'ayant changé de place une série de chapitres, je craignais les remaniements.

Je vous avais prévenu qu'il y avait plus à faire dans le 2^ que dans le i®"" volume. J'ai ajouté de

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