‹ CorrespondanceChapitre 44 sur 156 · NOVEMBRE 1 84 1 AOUT · texte numérisé non relu

NOVEMBRE 1 84 1 AOUT

chasse à la loutre (i4G) et pour des détails de mœurs. Mairileiiant nous serons forcés de faire un écrit, à cause de l'éditeur, pour marquer les époques. Je doute bien d'être prêt pour la fin du mois; mais, n'est-ce pas, il vaut mieux que ce soit mieux. Toutefois, c'est encore possible. Mais je vous préviens. Il serait impossible pourtant que cela n'arrivât pas au i5 suivant. Gela m'est nécessaire en tous cas. L'afTaire d'arrangement avec des Anglais qui m'achètent les Illuminés m'a un peu fait perdre de temps, mais il s'agit de plus de cinquante centimes !

A ces jours ci.

Votre dévoué,

GÉRARD DE NERVAL

Suscription: A Monsieur Bulos ou à M. de Mars Kj rue St-Benoît Marlij-le-Roi/ {Seine-et-Oise) .

A STADLEK (l47)

Un souvenir, mon ami. Nous ne vivons qu'en

i.xxvi. — Publ. par A. lloussayc, le Livre, i883.

avant ou en arrière. Vous êtes à Saint-Germain, j'y crois être encore.

Dans les intervalles de mes études, j'allais parfois m'asseoir à la porte hospitalière d'une famille du pays. Les beaux yeux de la douce Sidonie m'y retenaient parfois jusque fort avant dans la nuit. Souvent, je me levais dès l'aube et je l'accompagnais, soit à Mareil (sic), me chargeant avec joie des légers fardeaux qu'on lui remettait. Un jour, c'était en carnaval, nous étions chez sa vieille tante, à Carrière ; elle eut la fantaisie de me faire vêtir les habits de noce de mon oncle et s'habilla elle-même avec la robe à falbalas de ma tante. Nous regagnâmes Saint-Germain ainsi accoutrés. La terrasse était couverte de neige, mais nous ne songions guère au froid et nous chantions des airs du pays. A tout instant, nous voulions nous embrasser ; seulement, au pied du pavillon Henri ÏV, nous rencontrâmes trois visages sévères. C'était ma tante et deux de ses amies. Je voulus m'esquiver, mais i il était trop tard et je ne pus échapper à une verte i réprimande ; le chien lui-même ne me reconnaissait plus et s'unissait en aboyant à cette mercuriale i trop méritée. Le soir, nous parûmes au bal du * théâtre avec grand éclat. 0 tendres souvenirs des aïeux. ! brillants costumes, profanés dans une ; nuit de folie, que vous m'avez coûté de larmes ! ; L'ingrate Sophie elle-même trahit son jeune cava-

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lier pour un garde-du-corps de la compagnie de Graminont.

A ARSÈNE HOUSSAYE

4 octobre i852.

Mon cher Houssaye, .1^ vous prie de payer, au besoin, à M. Porcher la somme de cent cinquante francs que je lui dois, soit sur ce qui doit me revenir de la traduction àii Misanthropie et Repentir, soïi sur ma rédaction de rAriiste(ili8).

Votre ailectionné,

GÉRARD DE NERVAL

Suscription : A Monsieur Arsène Houssaye directeur de la Comédie Française.

A STADLER

[3o uovenibrc 1802.] Mon cher ami, Je ne sais si Nefftzer a mis la note (149); dans le doute, je lui ai envoyé une autre noie hier que

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