LXXVIII. — Date de la poste
l84 CORRESPONDANCE
j'ai découpée dans un Constitutionnel .J'ai vu Weill hier. II fera ce qu'il pourra, mais il doute qu'à la Gasette on mette la note telle qu'elle est. J'ai envie de la modifier aussi pour l'Union, où je ne connais personne. Mais Monselet vient de me donner le nom de M. Emile Fontaine, que j'irai voir (i5o). Si Nefftzer ne la met pas ce soir, il faudra donner une autre forme.
Adieu.
Suscription : Monsieur Eugène de Stadler
2^, Rue Bréda Paris.
A STADLER
ri852.] Mon cher ami,
J'étais très nerveux hier, à cause d'une bêtise que j'ai faite ces jours-ci, et qui dure encore ! Je ne sais pourquoi, j'ai assimilé dans ma tête à ce que j'avais fait ce que je croyais devoir vous empêcher de faire. Ce matin cela m'apparaît autrement.Il est clair qu'il fautdonner à la notela forme officielle et non la forme de réclame. Il la faut la plus simple possible. Laissez-moi donc la note au divan. Sinon j'irai chez vous la chercher.
NOVEMBRE 1 8/} I AOUT 1 853 l85
A HIPPOLYTE LUCAS
[Fin i852.]
Mon cher ami, Voici un petit livre (i5i). Vous a-t-on envoyé Lorrly? 3e Vaxa'is dit aux Giraud et Dag-neau. S'ils ne l'avaient pas fait, écrivez-leur donc un mot. Votre affectionné,
GÉRARD DE NERVAL
[Fin i852.] Mon cher ami, N'oubliez pas ce que je vous ai dit ; c'est un coup d'épaule qui sauvera mon hiver, et dont je serai profondément reconnaissant. Je ne songerais pas à cette démarche, moi qui viens de travailler douze ans sans demander aucune aide ; mais ayant été si dang-ereusement malade l'hiver dernier, je vois avec crainte revenir, avec la mauvaise sai-
Lxxx. — Communiquée par M. Léo Lucas.
son, un certain état de santé qui me commande un peu de repos et de soins.
Vous savez que c'est l'excès de travail qui m'avait mis endang'er et j'ai encore beaucoup écrit depuis. J'ai publié deux volumes : les Illuminés et Lorely, et des articles dans les Revues.
Si ce que je demande pouvait s'appliquer aux fonds d'encouragement pour l'art dramatique, mes titres sont deux opéras comiques : Piqiiillo et les Monténégrins^ et trois grands drames : Léo-Biirckart, le Chariot d'Enfant et l'Imaffier, qui a rouvert la Porte -Saint-Martin.
Si c'est sur les fonds des lettres, vous savez que je dois exécuter pour Furne un voyage descriptif de la Méditerranée pour lequel j'ai été choisi, comme auteur du Voyage en Orient publié par Charpentier. Il faut que je commence en mars et que je me prépare jusque-là. Agissez pour le mieux en faisant comprendre ces motifs et connaître mon peu d'habitude des sollicitations. Je ne crois demander que ce qu'on pourrait placer moins bien, considérant le soin de santé nécessaire et la certitude que j'ai de m'employer ensuite à des travaux utiles.
Je vous confie le soin de parler pour moi, à vous qui m'avez si bien soutenu quand j'étais souffrant cette année.
Voire ami, gérard de nerval.
NOVEMBRE lS4l — AOUT l853 187
A LOUIS DE GORMENIN
[.853.] Mon cher Cormenin, Voici Monsclet que vous connaissez, qui a fait un ailicle sur les Illuminés, qui n'est pas tout en ma faveur, à ce qu'il dit, mais j'aime mieux cela, et au contraire s'il se trompait, il faudrait en rajouter. — Voyez donc s'il est possible qu'il pût trouver place dans cette institution nouvellement littéraire (i53).
Votre affectionné,
GÉRARD DE NERVAL
Suscription : A monsieur Louis de Cormenin au Ministère d'Etat.