‹ CorrespondanceChapitre 50 sur 156 · A H. LUCAS · texte numérisé non relu

A H. LUCAS

Mon cher ami, C'est bien l'idée que j'avais eue d'abord. La flûte enchantée va comme de cire pour les deux sujets. Notre donnée de Francesco fait disparaître tout le commun d'Aurore où il y a deux ou trois scènes et un dénouement remarquables. Je crois que le caractère de la rivale est très bien et la supposition d'une femme chargée de remplacer la morte par sa ressemblance rentre bien dans le^ sujet tel que je l'avais conçu ; l'intervention de l'Inquisition et Francesco indigène qui veut briser tout le prestig'e forment une scène essentiellement dramatique, et le dénouement d'Aurore est parfait. La scène où le comique fait des prodiges est très bonne, comme vous disiez. Il y aura de plus la soubrette qui le lutine comme dans la flûte enchantée. J'irai d'ici à deux ou trois jours élucider le sujet avec vous J'en cherche la combinaison. Voyez un peu l'histoire d'Italie au temps des Médicis. Il faut, je crois, que Francesco soit fils d'un Médicis ou d'un souverain quelconque assassiné, ou fils

xc. — Publ. par H. Lucas, Portraits et Souvenirs littéraires.

NOVRMBIVE l84l AOUT l853 1 97

inconnu, perdu, ou souverain lui-même, ou petitfils du g-rand Duc, car il ne faut rien nég-lig-er pour donner de l'importance à l'épreuve qui ne doit pas porter seulement sur l'amour, en ce que trop de gens y sont intéressés. Enfin, nous verrons cela (i()/i).

Votre ami,

GÉRARD DE NERVAL

Ne dites pas, pour cause, que nous travaillons à cela.

- XGI

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