CXI. — Date de la poste
AOUT i853 — janvibu i855 219
GXII
A STADLER
[20 mars i854.
Mon cher ami, Passez chez Cousiuet, j'y ai laissé deux exemplaires (192) [)our M. D. M. et pour M""" la G... J'ai louché le bon.
Votre
GÉRARD. -
Je crois (lécidémentaprès réflexion qu'il vaudrait mieux 'donner [ii une dame nouvellemenL mariée) l'édition in-octavo à cause des amours de Vienne et de détails trop décolletés dans Constantinople. Gardez-moi donc l'exemjjlaire in-i8 ou plutôt prenez-le pour Gayrol en coupant le faux-titre. Je leur donnerai Lorely.
Gela va bien. J'ai vu Millaud, qui me fera une avance pour correspondance.
A STADLER
[Mars 1854.] ]Mon cher ami,
Voici un exemplaire pour M. de Martre — (s'il
cxn. — Date de la poste.
COnRESPONDANCE
y a une S ajoulez-la sur l'exemplaire et sur la lettre. L'exemplaire sans inscription est pour M""^ la Comtesse de... Voyez si l'ouvrage n'est pas un peu léger pour elle. En ce cas je donnerais l'autre édition. S'il vaut mieux que vous ayez l'air de lui offrir, gardez l'exemplaire, je vous en donnerai un autre.
Tout va bien, j'ai encore des espoirs...
GÉRARD
Ce lundi.
A BAMPS (193)
Mars 1854.
Monsieur,
Si M. Ernest Constant vous a dit qu'il était très lié avec moi, il y a sans doute erreur. Toutefois, il se peut qu'il me connaisse beaucoup sans que je puisse au juste me rappeler son nom. Vous savez la manière de vivre des écrivains français ; journalistes ou auteurs dramatiques, nous sommes, pour ainsi dire, hommes publics, et notre position nous met souvent en rapport avec des personnes que nous voyons tous les jours sans savoir autre chose qu'un prénom ou un nom qui ressemble à d'autres et qui s'oublie. M. Ernest Constant est-il
AOUT 18Ô3 JANVIER l855
auteur, acteur, imprimeur ou employé de quelque journal où j'aie travaillé, j'ai pu le connaître dans CCS conditions-là. D'un autre côté, je ne voudrais pas qu'une personne qui se recommande de moi dans un besoin risquât d'être repoussée par suite de mon oubli. Je ne suis pas de ces notabilités si claires dont on peut songer à se recommander dans l'intention de tromper. Je voudrais donc, pour ménaiger une susceptibilité peut-être juste, que, sans faire part de ma réponse à M. Constant, vous l'eng-agiez à m'écrire. Il ne manquerait pas sans doute de me rappeler quelque circonstance que j'ai peut-être oubliée, car, depuis vingt ans que je suis dans la presse parisienne, j'ai eu des rapports avec des milliers de personnes et même ce nom de Constant s'appliquerait à plusieurs. Ayez donc la bonté de me donner ou me faire donner des indications plus précises ; j'ai habité Bruxelles et j'y connais des i^ens qui seraient utiles à M. Constant si son individualité me devenait plus claire ; ce ne serait point, dans tous les cas, au point de vue politique, auquel je suis complètement étranger.
Votre bien dévoué serviteur,
GÉRARD DE NERVAL
5o rue des Minimes.