‹ CorrespondanceChapitre 67 sur 156 · A FORGUES · texte numérisé non relu

A FORGUES

Mon cher Forgues, Voici un exemplaire de mon volume ; pourrezvous en parler dans une revue bibliographique. Est-il nécessaire d'envoyer un autre volume au journal? Dans ce cas, dites-moi à qui. Ecrivez-moi cela rue de Navarin, no i4.

Votre bien dévoué,

GÉRARD

Suscription : A Mom^ieur, Monsieur Forgues Rédacteur du Journal du Commerce.

Monsieur, Votre lettre est tellement obligeante que c'est à

cxxxv. — Collection Edouard Champion.

LKTXriKS SANS DATK 207

moi de m'excuser maintenant et de reconnaître ma propre erreur. J'avais cruqueM.de Girardin avait, l'année dernière, demandé purement et simplement mes entrées (que j'avais eu longtemps comme rédacteur partiel du feuilleton). Théophile ayant les siennes comme auteur, cela ne chang-eait rien à la position du journal. Vous voyez comment j'ai été conduit à me présenter dernièrement sans droit réel, ce que je n'ai fait au reste que pour les nécessités de mon travail. Ce qui m'a contrarié, c'est seulement un procédé un peu dur, qu'il serait aisé d'éviter en pareil cas. Ordinairement les contrôleurs comprennent que toute personne qui a pu déjà obtenir ses entrées a droit à quelques égards. Us lui disent,ou lui écrivent : « Monsieur, Nous ne savons pas si votre nom est porté encore sur le livre des entrées; veuillez faire une réclamation et justifier de vos droits, — ou bien, on s'en informera et on vous en donnera avis. » De plus on offre au spectateur qui s'est fait illusion sur sa position la faculté de voir finir le spectacle. Il peut se trouver avec des personnes qu'il lui est désagréable de laisser seules. — Que ceci soit entre nous, Monsieur, vous avez été journaliste et vous comprenez que ce n'est là de ma part qu'une humble observation dans l'intérêt de tous. J'accepte avec reconnaissance l'ofTre que vous me faites de me continuer mes entrées et j'espère pouvoir recon-

naître tôt ou tard votre excellente manière d'agir. J'ai l'honneur d'être, Monsieur,

Votre bien dévoue serviteur,

GÉRARD DE NERVAL

Ce 19 octobre.

CXXXVÎI

A HIPPOLYTE LUCAS

Mon cher Lucas, Voici les deux matériaux. Je vous les laisse lire pour que nous puissions en causer. Je viendrai dans trois ou quatre jours. Les noms ne sont pas les mêmes, ce sont deux versions de la même histoire (23o). Enfin, nous verrons ce qu'on pourrait asseoir dessus. Il faudra peut-être aussi demander r Hijpnérotomacliie ou le Songe de Polyphile à la bibliothèque (-iSi).

Votre ami,

GÉRARD DE NERVAL

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