LETTRE XXI
(59) H. de|Saint-Georges,né en 1801, une des figures les plus sympathiques du Paris littéraire, librettiste fécond et dandy impeccable. Voy, la comtesse Dash, Mémoires des autres, t. VI, pp. 54 suiv.
(60) Ce projet n'a pas été réalisé. Un fragment de lettre de la collection Spœlberch de Lovenjoul donne l'analyse des deux derniers actes : un jeune homme se sert du magnétisme pour
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séduire la jeune fille qu'il aime et triompher de son rival. Le sujet est emprunté an Spectre fiancé d'Hoffmann; l'un des héros conserve sou nom, Maurice ; la jeune fille prend celui d'Aurélie, toujours cher à Gérard. (Voy. J. Cartier, liv. cit., p. 88.)
(61) Selon le privilège concédé à Anténor Joly, le 30 Septembre 4837, le théâtre de la Renaissance devait être à la fois « second théâtre franç^ais et second théâtre d'opéra comique». Huit jours après les débuts des acteurs de drame dans Ruy Blas, la troupe lyrique s'était présentée avec deux opéras comiques, Olivier Dasselin ou le Val de Vire et Lady Melvil, celui-ci précisément sur un livret d'H. de Saint-Georges. — Dans une lettre à Anténor Joly, Gérard parle d'un opéra comique encore à l'état de projet qu'il doit faire en collaboration avec H. de St-Georges et Monpou (vente du 25 Nov. 85).
(62) Voy. la suscription de la lettre du -4 Novembre 183-i.
(63) La Fille du Régi ment, ']onéc le 11 Février 1840. — La Reine du jour, opéra comicjue en collaboration avec Scribe, musique d'Adam. — La Symphonie, un acte, musique de Clapisson.
(Gi) L' Ambassadrice de Scribe et Auber (1830).
(65) Théâtre de Léopoldstadt, théâtre populaire où l'on joue des farces locales, dans le faubourg même qu'habite Gérard. Le théâtre de la Porte de Carinthie donne du Meyerbeer, du Bellini, du Donizetli. (Voy. les Amours de Vienne.)
(60) Le 24 Février, Gérard écrit à Perrot: il fait à Vienne des travaux de deux sortes, sérieux et légers ; en post-scriptum : « Dumas s'est donc marié ? » (Catal. de la vente du 30 Mars d882.) Dumas avait épousé Ida Ferricr le 5 Février. — Du 25 Février, une autre lettre, à Dumas, dont E. Charavay cite quelques fragments (Catal. de la vente du 21 Janvier 78) : a Peut-être series-vous ici plus honoré comme marquis que comme écrivain... » Sur Munich : « C'est une ville pour les artistes qui même en sont moins satisfaits qu'on ne pense, car il y a bien du gâchis dans leurs nouvelles peintures. Enfin ce n'est pas écrasant... » Sur sa vie à Vienne : « Nous avons ici Bériot, Liszt et M"^ Pleyel. Cette dernière vient
ri l'ambassade el nous jouons des proverbes, où Je ne sais pas mes rôles, devant un parterre de princes et de souverains. »