‹ Correspondance (volume 2)Chapitre 82 sur 136 · A GEORGE WASHINGTON · texte numérisé non relu

A GEORGE WASHINGTON

Houdon le sculpteur.

Philadelphie, 20 septembre 1785.

Cher monsieur,

J'arrive d'un pays où la réputation du général Washington est immense, où chacun désire le voir en personne; mais comme on dit aux Français qu'il est peu probable que jamais ils reçoivent sa visite, ils espèrent au moins obtenir une vivante image de sa personne par M. Houdon, leur plus habile statuaire. M. Houdon est convenu avec M. Jefferson et moi, de venir en Amérique, faire un buste pour exécuter ensuite la statue destinée à l'État de Virginie. M. Houdon est ici avec moi ; mais les matériaux et les instruments qu'il faisait venir de Paris, par la Seine, n'étant point encore arrivés au Havre quand nous mimes à la voile, il s'est vu forcé de les laisser en France : il est maintenant occupé à se fournir ici de ce qu'il lui faut. Dès qu'il aura fini, il se propose d'aller vous saluer en Virginie, sachant qu il n'est pas probable que vous veniez à Philadelphie ; j'eusse été cependant bien heureux de trouver cette occasion de vous féliciter de vive voix du succès qui a

soient remis au Congrès par les ministres qui les ont reçus. En Europe ces cadeaux sont la propriété du ministre. Franklin garda néanmoins ce portrait, puisqu'il en disposa dans son tes-» tament.

couronné les longs et pénibles services que vous avez rendus à votre patrie, et qui nous ont imposé à tous des obligations éternelles.

Je suis avec le respect le plus profond etPestime la plus sincère, cher monsieur, votre, etc. B. F.

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