‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 12 sur 138 · Le général Burgoyne · texte numérisé non relu

Le général Burgoyne

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Cette doctrine a été mal accueillie, et surtout par ceux qui seuls, peuvent mettre la machine en mouvement, mais, depuis mon retour de Harlem, j'ai confirmé mes déclarations de la manière la plus positive, et l'entêtement de ces messieurs s'est un peu adouci. Vous en serez bientôt instruit par le digne ami que vous recommandait ma lettre du 7 ; il est parti d'ici, il y a deux jours, pour Passy et Versailles avec une commission plus durable que la prc> mière, j'ai lieu de le croire,

a Recevez, monsieur, mes remerciments pour vos offres d'argent ; je sais trop combien vous avez été har^sé sur cet article, et combien le crédit américain est bas en Europe. Je ne veux ni vous tourmenter, ni ajouter à notre gène, sinon à la dernière extrémité. Jusqu'à présent j'ai vécu sans emprunt, et je suis déterminé à vivre sur mon capital tant qu'il durera ; il est vrai que ce capital est petit ; mais je sais y conformer mes dépenses et ma manière de vivre. Je prie Dieu de vous bénir, et j'ai l'honneur, etc.

« Henry Laurens. »

« P. S. J'ai trouvé à propos, non-seulement d'exhiber mes pleins pouvoirs à lord Shelburne, mais de lui en laisser copie. Je crois qu'il est bon de faire voir cette commission. »

Le 4 mai M. Oswald revint à Passy, et m'apporta cette lettre de lord Shelburne.

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