‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 67 sur 138 · Franklin avait eu part à cet ouvrage · texte numérisé non relu

Franklin avait eu part à cet ouvrage

serais bien aise qu'il les envoyât en Amérique. Les idées commerciales de notre peuple, quoiqu'elles soient meilleures que celles qui régnent en Europe, ne sont cependant pas aussi bonnes qu'elles devraient être , votre livre peut nous être utile.

Je suis fâché que votre établissement de charité favori ' n'aille pas aussi bien que vous le désirez. 11 tombe en ^""^^^Ijtffet,' parce que vous n'y pouvez recevoir que soixante ^'■X' ^ïifants dans une année. Ce que vous avez dit à vos con» î;*^ ' Vrères au sujet de l'Amérique est très-vrai. Si en Angleterre vous avez tant de peine à placer vos enfants, il semble que votre population est trop forte. Et cependant vous craignez l'émigration. On a fait dernièrement ici une souscription pour encourager et assister les mères qui nourriront leurs enfants, l'usage de les •* envoyer aux Enfants-Trouvés est monté à un excès si **^ monstreux que, suivant le rapport annuel, cet établissement reçoit presque le tiers des enfants nés à Paris ! La souscription semble réussir; elle fera beaucoup de bien, quoiqu'elle ne puisse remplacer un hospice d'enfants trouvés.

Votre vue doit être encore très-bonne, puisque vous écrivez aussi fin sans lunettes. Pour moi je ne puis distinguer une lettre môme d'un gros caractère; mais j'ai été assez heureux pour inventer des lunettes doubles qui, me servant pour les objets éloignés aussi bien que pour ceux qui sont rapprochés, font que mes yeux me rendent autant de service que jamais. S'il était possible de remédier aussi aisément et à aussi bon marché à tous les défauts et à toutes les infirmités, cela vaudrait la peine pour des amis de vivre beaucoup plus longtemps, mais je regarde la mort comme aussi nécessaire â notre consti-

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