‹ Correspondance (volume 4)Chapitre 70 sur 115 · A JOHN BARTRAM · texte numérisé non relu

A JOHN BARTRAM

Londres, 9 juillet 1769.

Cher ami,

C'est avec grand plaisir que j'apprends par votre lettre du 10 avril que vous continuez à jouir d'une si bonne part de santé. J'espère qu'elle continuera longtemps. S'il ne vous sied plus de faire d'aussi longues excursions qu'autrefois, vouspouvez encore être fort utile à votre pays et à l'humanité, en restant tranquillement assis près de votre foyer,

1. Il n'y avait pas alors de sténographie, et le compte rendu des séances n'était pas même légalement permis.

2. Cette lettre, et quelques autres adressées à M. Cooper, furent prises à Boston par un officier anglais après la bataille de Lexington en 1775. M. Gooper avait quitté la ville. Les originaux sont au British Muséum.

3. Botaniste et naturaliste, célèbre par ses voyages en Amérique du Canada à la Floride. Ils ont été publiés et traduits en français.

occupa à mettre en ordre les connaissances que vous avez acquises, à compiler et à publier les observations que vous avez faites, à signaler les avantages que le public ou les particuliers peuvent en retirer. Il est vrai que beaucoup de gens aiment par-dessus tout les descriptions de vieux monuments et de ruines ; mais il y en a un grand nombre d'autres qui préféreront de beaucoup vos récits. Pour moi, je confesse que si dans un voyage en Italie, je pouvais trouver la recette du fromage parmesan, cela me ferait plus de plaisir que la copie de la plus belle inscription prise de la plus vieille pierre.

Je suppose que M. Michel Gollinson ou le docteur Fothergill vous aura écrit sur ce que vous avez à faire en ce pays. Je crois que vous ne devez pas douter que la pension du roi vous sera continuée et qu'il est à propos, pour maintenir vos titres, d'envoyer de temps en temps des graines curieuses que vous pourrez vous procurer. Et puisque je vous parle de graines, envoyez-m'en, je vous prie, de celles qui sont les moins communes, jusqu'à concurrence d'une guinée; M. Foxcroft payera pour moi. Elles sont pour un ami qui est grand amateur. Si je puis vous servir ici, disposez de moi.

Votre ami affectionné, B. F.

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