Franklin venait de faire une excursion sur le continent
jours la vérité, je ne vois pas de quoi elle ne pourrait pas douter. J'avoue qu'elle a quelque raison de se plaindre de moi; je ne dois pas me plaindre d'elle. Depuis que je suis ici, je ne lui ai écrit qu'une seule fois, et
elle J'ai eu le plaisir d'avoir de
ses nouvelles par plusieurs de mes correspondants. J'espère que vous intercéderez pour moi, afin que je ne sois pas trop grondée. De fait, mon expédition m'a donné si peu de plaisir, que mes lettres n'en auraient donné aucun à ma mère, et je ne la sais pas tellement attachée au gouvernement qu'elle désire en augmenter le revenu sans en tirer elle-même quelque avantage. C'est néanmoins une sujette loyale, et votre fidèle disciple en tous points, hormis l'impôt. De ce côté, sa fille la dépasse, car vos arguments m'ont convaincue; je ferme l'oreille à toutes les invitations de faire de la contrebande , et dans un endroit comme celui-ci, il est beau de garder son honnêteté.
En critiquant les habitants de ce pays, je dois vous dire> à l'honneur de mon hôte et de sa famille, qu'ils condamnent et évitent des pratiques illicites qui ne sont que trop communes ici. La conduite exemplaire de ces bonnes gens me ferait entrer dans leur secte quand la raison ne m'y pousserait pas , mais ils ont des accès d'enthousiasme qui les emportent où je ne puis les suivre. Ce sont certainement les plus heureuses personnes qu'on puisse voir, et je serais charmée d'être comme elles , mais ma raison ne me permet pas, et mon cœur m'empêche de jouer l'hypocrite; il faut que votre Polly reste ce qu'elle est : ni dans le monde, ni hors du monde. Comme je laisse ma plume courir de façon étrange en écrivant à un philosophe ! Mais ce philosophe est mon ami, je peux lui écrire tout ce qui me plaît.
J'ai rencontré hier un très-aimable médecin 4 qui prescrit l'abstinence pour guérir la consomption. Ce doit être un