Le fils de Sally (Mme Bâche
velles. Mistriss West est venue aujourd'hui et m'a prié de vous assurer de son amitié. M. Strahan et sa famille sont en bonne santé, ils parlent toujours de vous, et vous envoient leurs amitiés. Mistriss Stevenson est à la campagne, mais Polly vous envoie ses tendresses, à vous , à mistriss Bâche et au jeune gentleman. Je suis, comme toujours, votre mari affectionné. B. F.
A MISTRISS JANE MECOM.
Faux bruit sur la retraite de Franklin. — Singulier testament.
Londres, 30 décembre 1770.
Chère sœur,
Le vaisseau, restant plus longtemps qu'on ne croyait, me donne l'occasion de vous écrire, occasion que j'ai manquée quand j'ai prié le cousin Williams de vous faire mes excuses. J'ai reçu votre bonne lettre du 25 septembre par les deux jeunes gens1, qui par leur bonne tenue se sont recommandés eux-mêmes et à moi, et à beaucoup de mes amis. Josiah a obtenu le désir de son cœur, il est entre les mains de M. Stanley. Il y a longtemps que M. Stanley a abandonné l'enseignement, mais, à ma prière, il a la bonté d'instruire Josiah, et il est fort satisfait de sa facilité et de ses progrès. Jonathan paraît un très-estimable jeune homme ; il est modeste, rangé, et a du goût pour le travail et l'économie; ce sont là des promesses de succès en affaires. Je suis très-heureux dans leur compagnie.
Quant au bruit dont vous me parlez (et suivant lequel, au dire de Josiah, j'aurais perdu ma place dans les postes, par suite d'une lettre que j'aurais écrite à Philadelphie), il n'est peut-être pas sans fondement. Mes lettres ont déplu à quelques ministres , et on a eu quelque idée de me