‹ Correspondance (volume 4)Chapitre 89 sur 115 · Bois de Brésil · texte numérisé non relu

Bois de Brésil

l'intérêt, et contre son intérêt de payer le principal, et qui, en conséquence, ne payait ni l'un ni l'autre.

Je crains que vous n'ayez pris des verres trop forts; vous vous êtes laissé tenter par leur grossissement. Mais en choisissant des lunettes, on doit chercher seulement à corriger un défaut. Des verres qui nous permettent de voir aussi bien et à la même distance que nous voyions autrefois, quand nos yeux étaient bons, voilà ceux qu'il faut prendre ; ceux qui nous font voir mieux ne font que hâter le temps ou des verres encore plus forts nous deviendront nécessaires.

Tous ceux qui ont vu mon petit-fils s'accordent à dire comme vous que c'est un enfant d'une beauté rare; cela réveille souvent dans mon esprit le souvenir de mon fils Franky, mort1 il y a déjà trente-six ans, un enfant dont j'ai rarement vu le pareil, et auquel jusqu'à ce jour je ne puis jamais penser sans un soupir. M. Bâche est ici; je l'ai trouvé à Preston , en Lancashire , avec sa mère et ses sœurs, tous fort agréables gens; je l'ai amené à Londres avec moi. J'aime beaucoup sa tenue. Il retourne à Philadelphie par le prochain bateau. J'essayerai de trouver les armes que vous demandez pour le cousin Coffin.

P. S. Saily Franklin vous présente ses devoirs. On ne trouve pas les armes des Folger au Herald' s Office. Je suis persuadé que c'était une famille d'origine flamande, qui vint avec beaucoup d'autres en ce pays, au temps de la reine Elisabeth, pour fuir la persécution qui faisait rage dans les Flandres.

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