MINUTES DE LA CONFÉRENCE AVEC LORD HILLSBOROUGH
Mercredi^ 16 janvier 1771.
Ce matin j'ai été voir lord Hillsborough. Le portiez \&& dit que Sa Seigneurie n'y èU\\, ^^^ %\« q^^\ \'^>2»j5s»x
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mou Q^m lat remo^ta^ w voiiwra. Um BjWBi <pie l'éçû*page fit «QTti du w^ii»ie, on ifpela !• eecker, qui iownui et sVrêta devaat Tkôl^l ; 1« portier vint et me dit, Jfen- «leuf, SaBeigneurie mut vous votr. On me mena dans uo ealo^ ou je trouvai le goa^erneur Bernard qui^ à ee qii'«B me ôitu est toujours là. H 7 avait •d'axitres psrsomi^s qai attendaient, je m'assis auprès d'elles , mais au bout de qi«ie]q^j^ ixi^utes le sepritaire Powaalàft fiai % stms, «t dit gue Sa Sdg^urie me priait d'entrer*
Je fus flatté de ceijte pi:K>aq>te adaîenoa et de cette pcé» férenoe, car fax qued^piefeis attendu moa tecor trois 4w giH^e heures » et étant fi«bté, il m'était plus facile d'avsfar est air ouveH et gai que mes anus lûe coBseâlent defreo* d^a* Sa Seâgaeurie vint à moi et dit : « Je m'haiûUais po« me r^dre à la oour, mais en iq)|Mrenai];t «pis irons étiea Tenu, vous, un homme d'affûres^ j'ai vouliii vous voir uiir mécUatemen^» » ie resaarciai Sa Seignewe, et dis que dans oe mom^ laes affaires n'étaient que peu de ohose; je venais seuleiaent présenter mes respects à Sa Seignaudo, et lui aononcer que la GhaBodore des ReprésentaittB do l&ts* sa^ussetts m'avait nommé son agemt à Londres ; j'ajoutai que si en cettequalité je pouvais ôtre utile j'allais diire :aB public, <( je serais fort heureux 01 ^ mais Sa Seigneuiie, «a ente&dantle nom de cette ppo^ace, diangeade >risage, et me eoupa la parole, en me disait d'un Ion ttokié so«h> riant et moitié irooiqQe :
L. H. Je vous arrête ici, Monsiuer Franklin, vous n'êtes point agent de Massachussetts.
B. F. Pourquoi, mylord?
L« H. Vous fi'fêtes pas nommé.
B. F. Je ne comprends pas Votre Seigneurie ; j'ai la nomination dans ma poche.
i. J^m Pownall, seeréAÉke Au Iroieau de «Mmuaeroe, Mre du gouverneur PownalL
DE B£NJAMIN FRANKLIN Î59
L. H. Vous vous trompoE; j'ai des nouvelles plus réeeutes et plus sûres. J'ai une lettre du gouverneur Hutchinson ; il refuse son consentement au bill.
B. F. Il n'y a pas eu de bill, mylord; c'est un simple vote de la chasse.
L. H. Il y a eu un bill présenté au gouverneur pour vous nommer vous et une autre personne, un certain docteur Lee, mais le gouverneur a refusé son consentement.
B. F. Je ne puis rien comprendre à ceci, mylord ; il y là quelque méprise. Votre Seigneurie est-eHe bien sûre d'avoir cette lettre?
L. H. Je vais vous en convaincre à instant. {Il sonne,) M» Pownall va venir, et vous satisfaire sur ce point.
B. F. Il est inuitHe que j'empêofae Votre Seigneurie de s'habiller. Vous allez à la cour ; je me présenterai une autrefois devant Votre Seigneuiie.
L. H. Non, restez, on vient à instant. (Au doméitique) Dites à M. Pownall que j'ai besoin de lui. {Entre if. Powncdl.)
L. H. N'avez^oM pas en main une -lettre du gouverneur Hutchinson, dans laquelle il dit qu'il a refusé . son consentement au bill qui nomme le docteur Franklin agent de Massachusetts?
P. Mylord?