‹ CorrespondanceChapitre 26 sur 95 · A UN AMI * EN ANGLETJJUUB · texte numérisé non relu

A UN AMI * EN ANGLETJJUUB

Philadelphie, 3 octobre 1775,

Cher monsieur,

Je désire la paix aussi ardemment que vous la pouyez faire, et je serais heureux d'y travailler avec vous. Mais chaque vaisseau qui arrive d'Angleterre nous apporte le

glaise dans Boston. Mais les engagements allaient finir (en Amérique on avait la mauvaise habitude d'engager les volontaires pour six mois ou un an), il fallait réorganiser Tarmée près de se ; dissoudre. Le Congrès envoyait Franklin, Lynch et Harrison pour '. s'entendre sur ce point avec Washington. Jared Sparks t. I, p. 400.

1. On suppose que c'est David Hartley, dont le nom reviendra < souvent dans la correspondance.

récit de nouvelles mesures qui tendent de plus en plus à exaspérer les esprits: et il me semble que tant qu'une rude expérience ne vous aura pas appris qu'il est impossible de nous réduire de force, vous ne songerez à rien de juste et de raisonnable.

Jusqu'à présent, nous avons résolu de nous en tenir à des mesures défensives. Rappelez vos troupes et restez chez vous, nous ne penserons nullement à vous faire du tort. Un peu de temps donné aux deux partis pour se refroidir aurait des effets excellents. Mais vous voulez nous piquer et nous provoquer. Vous nous méprisez trop, vous oubliez l'adage italien qu't7 n'y a point de pftit ennemi. Je suis convaincu que le peuple anglais en masse est notre ami» mais il est mobile, et vos gazettes menteuses en feront bientôt un ennemi. Notre respect pour lui en sera diminué, et je vois clairement que nous sommes sur la grande route des haines de famille et d'une horreur mutuelle. La séparation deviendra inévitable. Ce plan si beau, ce plan que nous avons soutenu, et qui devait accroître nos forces, notre empire, notre bonheur à tous, quelle pitié de le voir détruit par les mains maladroites de quelques ministres ignorants! Non, ce plan ne sera pas détruit; Dieu le protégera et le fera réussir; mais vous aurez volontairement perdu la part qui vous y revenait. On nous dit qu'on envoie de nouveaux vaisseaux, de nouvelles troupes. Nous savons que vous pouvez nous faire beaucoup de mal, nous sommes décidés à souffrir avec patience aussi longtemps que nous le pourrons. Mais si vous vous flattez de nous réduire à l'obéissance en cous battant, vous ne connaissez ni le peuple ni le pays. Le Congrès siège encore, il attend le résultat de sa dernière pétition. Tout à vous, etc.

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