AU PÈRE BECCARIA
Passy, 19 novembre 1779.
Cher monsieur,
J'avais entendu parler, il y a quelque temps, de votre maladie, qui m'affligeait sensiblement; j'ai le plaisir inOnî d'apprendre aujourd'hui par M. Chantel que vous êtes assez bien rétabli pour pouvoir faire quelques petites promenades à cheval. Je prie Dieu que votre convalescence soit aussi prompte que parfaite, et que votre santé se rétablisse solidement. La science perdrait trop en perdant un soutien aussi zélé, aussi actif, aussi capable d'accélérer son progrès et d'étendre son domaine.