‹ CorrespondanceChapitre 81 sur 95 · WILLIAM ALEXANDER AU DOCTEUR FRANKLIN · texte numérisé non relu

WILLIAM ALEXANDER AU DOCTEUR FRANKLIN

Passy, 15 décembre 1781.

Mon cher Monsieur,

La dernière fois que j'eus le plaisir devons voiràPassy, je vous ai dit que j'irais faire un tour à Londres; mais je ne pensais pas que ce fût sitôt. En rentrant en ville, hier soir, j'ai trouvé des lettres si pressantes, que je me propose de partir ce soir ou demain matin au plus tard. S'il m'eût été possible, j'aurais été moi-même chez vous pour recevoir vos ordres ; mais, pressé par le temps, je ne puis que vous les envoyer demander. Le porteur les ira prendre une heure après que vous aurez reçu cette lettre.

On me questionnera probablement sur les dispositions qu'on a en ce pays, pour ce qui touche la paix. Mon opinion personnelle est que vous ne cherchez que votre indépendance, et que, si elle était assurée, dépaysai* serait modéré sur d'autres points, puisque le but de la guerre ne

1 . M. Laurens fut échangé un peu plus tard contre le général Cornwaliis, fait prisonnier à York-Town.

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