‹ CorrespondanceChapitre 83 sur 95 · A WILLIAM ALEXANDER · texte numérisé non relu

A WILLIAM ALEXANDER

Passy, 15 décembre 1781.

Cher Monsieur,

Je vous remercie de m'avoir annoncé votre voyage. Vous connaissez trop bien les sentiments qui régnent ici, et les miens en particuliers, pour qu'il soit nécessaire que je vous les exprime. D'ailleurs, à quoi bon? je n'ai jamais été cru de ce côté de l'eau. Je dirai toutefois que le langage dont vous parlez me parait très-bon à tenir, parce que c'est la vérité, quoique la vérité ne soit pas toujours bonne à dire.

Je vous soubaite un bon voyage, un heureux retour auprès de vos enfants, et je suis avec une grande estime, votre etc., B, F.

A DAVID HARTLEY

Passy, 15 décembre 1781

Mon cher ami,

J'ai reçu votre lettre en date du 26 septembre, contenant un projet très-judicieux, pour mettre l'Opéra et les salles

fl5U GOBBESPONDANGB DS FRANKLIN.

de spectacle à l'abri du feu. Je l^ai communiqué là où je crois qu'il peut servir^ Yeus verrez par l'incluse que ce sujet a été pris en considération. Vos soins pour conserver la vie, même de vos ennemis, font honneur à votre cœur et à votre humanité : mais qu'est-ce que la vie de quelques oisifs qui hantent le théâtre, en comparaison de la vie de tant de milliers d'honunes recommandables, de tant de familles honnêtes et industrieuses, massacrées, anéanties par cette guerre diabolique? Oh! que ne pouvons-nous trouver quelque heureuse invention pour arrêter le progrès des flammes, et mettre fin à un incendie si horrible ! Adieu. Je suis toujours avec une vive affection, votre, etc.

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